Larissa Waters, du Parti vert, avait fait la manchette en mai après être devenue la première législatrice à allaiter en chambre.

Une sénatrice australienne démissionne parce qu'elle est en fait Canadienne

Une sénatrice australienne a dû annoncer sa démission, mardi, après avoir découvert qu'elle détient une double citoyenneté et est donc inéligible - le deuxième départ de la sorte en moins d'une semaine.
Larissa Waters, du Parti vert, avait fait la manchette en mai après être devenue la première législatrice à allaiter en chambre.
Elle quitte ses fonctions après six ans en poste après que le haut commissariat du Canada à Canberra lui eut appris, lundi, qu'elle possède aussi la nationalité canadienne.
La Constitution australienne stipule qu'un «citoyen d'une puissance étrangère» ne peut pas être élu au Parlement.
Mme Waters, dont les parents sont australiens, a vu le jour à Winnipeg, au Manitoba, le 8 février 1977. Sa famille a regagné l'Océanie avant qu'elle ne célèbre son premier anniversaire.
La sénatrice croyait seulement avoir la possibilité d'obtenir la citoyenneté canadienne. Or, une semaine après sa naissance, la loi avait été modifiée de manière à ce qu'un bébé né au Canada soit automatiquement canadien à moins qu'une démarche soit entreprise pour le dispenser de ce statut.
«Je peux me tenir la tête haute sachant que dès que je l'ai appris, j'ai annoncé que je devrai malheureusement démissionner», a déclaré la politicienne sur un ton lourd d'émotion.
Vendredi dernier, le sénateur Scott Ludlam avait dévoilé qu'il était également Néo-Zélandais, et devait donc renoncer au siège qu'il occupe depuis 2008.
L'experte en droit constitutionnel Anne Twomey signale que lors de l'entrée en vigueur de la Constitution, en 1901, la Nouvelle-Zélande et le Canada n'étaient pas considérés comme de puissances étrangères puisqu'ils étaient compris dans l'Empire britannique.
Le Royaume-Uni n'est d'ailleurs devenu une puissance étrangère aux yeux de la loi australienne qu'en 1986.