Un homme arrose ses plantes devant des bâtiments délabrés.

Une réunion d'urgence de l'ONU décriée avant sa tenue

Une large coalition d'opposants syriens au régime de Bachar el-Assad a qualifié d'«insignifiantes» les négociations internationales pour la paix, dimanche, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies se préparait à une réunion d'urgence concernant la spirale de violences en Syrie.
La rencontre a été demandée par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, au moment où les forces pro-Assad élargissent leurs bombardements à Alep, dans des opérations qui seraient soutenues par des frappes aériennes russes.
Les insurgés ont pour leur part tiré des obus sur Maysaf, un bastion du gouvernement près de la ville de Hama, pour une deuxième journée consécutive, selon l'Observatoire syrien des droits de la personne, organisation établie au Royaume-Uni.
Au sein du Conseil de sécurité, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France sont opposés à la Russie et à la Chine, qui soutiennent Bachar el-Assad dans un conflit qui entre dans sa sixième année.
L'Observatoire, qui compte sur un réseau de contacts en Syrie, a affirmé dimanche que 213 civils avaient été tués par des frappes aériennes et des tirs d'artillerie dans des secteurs de l'opposition à Alep et dans les environs depuis l'effondrement d'un cessez-le-feu il y a une semaine.
Une déclaration faite par 33 factions opposées à Bachar el-Assad, dimanche, appelle le gouvernement et les forces russes à cesser les frappes aériennes et à lever les sièges dans des secteurs auparavant contrôlés par l'opposition.
Ces groupes ont déclaré qu'ils n'accepteraient pas que la Russie joue d'une quelconque façon un rôle de médiateur dans des négociations, parlant de Moscou comme d'un «partenaire du régime dans les crimes contre la population».
Près de deux millions de résidants d'Alep n'ont plus l'eau courante en raison de cette nouvelle flambée de violences.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit consterné par la situation.