«Le seul crime qu'elle a commis est d'être la famille de quelqu'un qui a embarrassé la Chine en rappelant une fois encore que son occupation et ses violations des droits de l'Homme étaient une vraie source de souffrance pour les Tibétains. Et cela pousse parfois les Tibétains à commettre le sacrifice ultime», a accusé Free Tibet.

Un Tibétain s'immole par le feu en guise de protestation

Un Tibétain s'est immolé par le feu dans le nord-ouest de la Chine afin de protester contre la présence chinoise sur le toit du monde, a annoncé samedi une association pro-tibétaine.
L'homme a appelé au retour du dalaï lama au Tibet alors qu'il mettait le feu à ses vêtements jeudi soir à Maqu, dans une région de peuplement tibétain de la province du Gansu, a rapporté l'association Campagne internationale pour le Tibet.
Selon le gouvernement tibétain en exil en Inde, il s'agit de la 145e immolation par le feu au Tibet ou dans d'autres régions chinoises hors Tibet depuis 2009.
Des vidéos disponibles sur internet montrent l'homme en train de marcher dans une rue, le corps entièrement enflammé, puis à terre en train de se consumer sous le regard de passants. Son corps est ensuite évacué par les forces de l'ordre.
Les autorités locales n'étaient pas joignables pour commenter ces informations.
L'homme, du nom de Tashi Rabten, était âgé d'une trentaine d'années, selon l'association, qui précise que sa femme, deux de ses enfants et d'autres membres de sa famille ont été placés en détention par la police locale après avoir réclamé la restitution du corps.
«Après avoir perdu un père et un mari, la famille de Tashi Rabten se trouve à présent en détention. La cruauté de ce système ne connait pas de bornes», a dénoncé dans un communiqué une autre association, Free Tibet. «Le seul crime qu'elle a commis est d'être la famille de quelqu'un qui a embarrassé la Chine en rappelant une fois encore que son occupation et ses violations des droits de l'Homme étaient une vraie source de souffrance pour les Tibétains. Et cela pousse parfois les Tibétains à commettre le sacrifice ultime», a accusé Free Tibet.
Selon la Campagne internationale pour le Tibet, Tashi Rabten, un ancien moine, a mis fin à ses jours dans la même rue et dans les mêmes circonstances qu'une membre de sa famille en mars 2012.