Un soldat français en patrouille près de la Tour Eiffel, à Paris.

Un sympathisant de l'EI arrêté près de la Tour Eiffel

Le jeune homme arrêté samedi à Paris en possession d'un couteau au pied de la Tour Eiffel a affirmé en garde à vue qu'il voulait «commettre un attentat contre un militaire» et qu'il était «en lien avec un membre du groupe djihadiste État islamique», selon une source proche de l'enquête.
Le suspect, un Français né en août 1998 en Mauritanie ayant des antécédents psychiatriques, a été interpellé après avoir forcé peu avant minuit un des contrôles de sécurité du célèbre monument parisien et crié «Allah Akbar» («Dieu est le plus grand»).
La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes» et «tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique».
Dans un premier temps, le parquet n'avait pas retenu la piste terroriste.
Mais le jeune homme a confié aux enquêteurs qu'il voulait attaquer un soldat et qu'un contact au sein du groupe sunnite ultraradical EI «l'aurait encouragé à passer à l'acte», selon la source proche de l'enquête.
Les premières investigations ont mis en lumière la personnalité très fragile du suspect. Il était hospitalisé dans un service psychiatrique depuis plusieurs mois et sa mesure d'hospitalisation avait été renouvelée le 27 juillet pour six mois, d'après la source proche de l'enquête. Il était en permission de sortie du 4 au 6 août.
Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats jihadistes qui a fait au total 239 morts, les derniers visant tout particulièrement les forces de l'ordre, désignées comme cibles par le groupe Etat islamique.
Un policier a été tué par un jihadiste sur les Champs Elysées le 20 avril et une patrouille de trois policiers agressée au marteau sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris par un jihadiste le 6 juin.
Samedi soir, peu avant minuit au pied de la Tour Eiffel, le jeune homme a franchi un premier portique en bousculant un agent de sécurité d'un coup d'épaule. Il a ensuite sorti un couteau en criant «Allah Akbar».
Des militaires de l'opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre. Il s'est exécuté sans opposer de résistance et a été immédiatement interpellé.
Après l'incident, «les forces de police présentes sur place ont procédé à une vérification complète du site et ont demandé son évacuation vers minuit 30», soit un quart d'heure avant l'heure habituelle, a indiqué la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE) dans un communiqué, sans préciser le nombre de visiteurs présents sur le site.
Dimanche matin, la tour Eiffel a rouvert ses portes «normalement» à 9h, a précisé la SETE à l'AFP.
Le monument arborait samedi les couleurs du PSG pour "saluer l'arrivée" de l'attaquant star brésilien Neymar à Paris.