L'ancien shérif de l'Arizona Joe Arpaio s'était notamment fait connaître pour avoir enfermé des détenus dans des tentes par une chaleur étouffante, pour leur avoir fait porter des sous-vêtements roses et pour avoir procédé à des centaines d'arrestations lors de rafles qui ont divisé des familles immigrantes.

Un shérif qui traquait les immigrants reconnu coupable d'outrage au tribunal

L'ancien shérif de l'Arizona Joe Arpaio a été reconnu coupable d'une accusation criminelle d'outrage au tribunal, lundi, pour avoir refusé de mettre fin aux contrôles routiers qui visaient les immigrants.
Le verdict de la juge de district Susan Bolton représente une victoire pour les opposants de l'ex-shérif, qui en avaient assez de ses méthodes peu orthodoxes pour lutter contre la criminalité. Il s'était notamment fait connaître pour avoir enfermé des détenus dans des tentes par une chaleur étouffante, pour leur avoir fait porter des sous-vêtements roses et pour avoir procédé à des centaines d'arrestations lors de rafles qui ont divisé des familles immigrantes.
Joe Arpaio, qui a passé 24 ans comme shérif de la région métropolitaine de Phoenix, avait réussi à contourner deux enquêtes criminelles lorsqu'il était en poste. Mais il n'a pas pu échapper aux problèmes judiciaires lorsqu'il a décidé de poursuivre ses opérations de traque d'immigrants pendant un an et demi après s'être fait ordonner d'y mettre fin par un autre juge. Ce juge a statué par la suite que les patrouilles du shérif équivalaient à du profilage racial visant les Latino-Américains.
L'ex-homme de loi, qui avait fait de la défiance la marque de commerce de son mandat, a été reconnu coupable d'outrage au tribunal pour avoir ignoré une ordonnance de la cour de 2011 lui demandant de cesser ses contrôles. L'homme de 85 ans est passible d'une peine de six mois de prison, bien que des avocats ayant suivi le dossier doutent qu'une personne de son âge soit incarcérée.
Les avocats de M. Arpaio ont indiqué qu'ils feraient appel du verdict, estimant que le destin juridique de leur client aurait dû être déterminé par un jury et non par un juge.
Les procureurs ont fait valoir que M. Arpaio avait ignoré les injonctions de la cour afin de promouvoir ses efforts de lutte contre l'immigration illégale en vue de sa réélection en 2012.
La campagne contre les immigrants illégaux menée par l'ex-shérif est semblable à celle que le président Donald Trump souhaite pour les autorités locales des États-Unis. Mais M. Arpaio a été renvoyé par les électeurs au moment où M. Trump a été élu à la Maison-Blanche, en novembre.