Niels Hoegel a admis mardi avoir commis des centaines de meurtres, lors de l’ouverture de son procès, à Oldenburg, dans le nord de l'Allemagne.

Un ex-infirmier avoue cent meurtres

BERLIN — Un ancien infirmier accusé d’avoir tué une centaine de patients dans deux hôpitaux allemands il y a dix ans a admis mardi, lors de l’ouverture de son procès, que les accusations qui pèsent contre lui sont essentiellement correctes.

L’homme de 41 ans, Nils Hoegel, est déjà incarcéré à vie pour meurtre. Son procès dans la ville d’Oldenbourg, dans le nord-ouest du pays, a débuté avec une minute de silence à la mémoire des victimes.

Quand le juge Sebastian Buehrmann lui a demandé si les accusations dont il fait l’objet sont essentiellement vraies, Hoegel a répondu «oui», selon l’agence de presse dpa. Aucun plaidoyer formel n’est enregistré dans le système judiciaire allemand.

Les accusations de meurtre découlent du travail de Hoegel dans un hôpital d’Oldenbourg, entre 1999 et 2002, et un hôpital de la ville voisine de Delmenhorst, entre 2003 et 2004. Les victimes présumées étaient âgées de 34 à 96 ans.

Hoegel a été reconnu coupable de deux meurtres et de deux tentatives de meurtre en 2015. Il avait alors admis avoir provoqué des crises cardiaques chez 90 patients à Delmenhorst parce qu’il aimait la sensation de pouvoir les réanimer. Il a plus tard confié aux enquêteurs avoir aussi tué des patients à Oldenbourg.

Les autorités ont ensuite enquêté sur des centaines de morts et exhumé les dépouilles d’anciens patients.

Une nouvelle condamnation pourrait nuire aux chances de Hoegel d’éventuellement profiter d’une libération conditionnelle, mais le système allemand ne prévoit pas de peines consécutives. Les gens condamnés à la prison à vie sont habituellement libérés après une quinzaine d’années.

La police croit que Hoegel aurait pu être neutralisé plus tôt si les responsables avaient sonné l’alarme plus rapidement. Des accusations criminelles ont été déposées contre d’anciens employés des deux hôpitaux.