La décision d'imposer un cessez-le-feu en Syrie a été obtenue à la suite d'un accord entre les États-Unis, la Russie et la Jordanie, pays frontalier de la Syrie.

Un autre cessez-le-feu pour la Syrie

Le président américain, Donald Trump, a appelé à une coopération accrue avec le Kremlin, dimanche, alors que l'accord de cessez-le-feu négocié entre les États-Unis, la Russie et la Jordanie est entré en vigueur dans le sud de la Syrie.
Ce cessez-le-feu, qui concerne trois provinces, constitue le premier résultat tangible de plusieurs mois de discussions diplomatiques entre l'administration de Donald Trump et Moscou.
Sur Twitter, le président américain a écrit que cette entente «sauvera des vies».
Un militant de l'opposition et résidant de Daraa, à proximité de la frontière avec la Jordanie, rapporte que le cessez-le-feu y a effectivement installé le calme.
«Il y a quand même beaucoup d'angoisse, nuance Ahmad al-Masalmeh. Nous sommes entrés dans le cessez-le-feu, mais il n'y a pas de mécanisme pour le faire respecter.»
Daraa a été dévastée par six ans de combats et de siège. Il s'agit d'une des premières villes à être devenue le théâtre d'importantes manifestations contre le régime du président Bachar al-Assad, en 2011.
Les forces gouvernementales syriennes, soutenues par la Russie et l'Iran, ainsi que les rebelles, pour leur part appuyés par les États-Unis, se disputent le territoire. Les militants du groupe armé État islamique sont également impliqués dans les affrontements sur place.
L'accord de cessez-le-feu a été annoncé vendredi, à la suite d'une rencontre entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, en marge du sommet du G20, dans la ville allemande de Hambourg. Il découle de négociations secrètes qui ont pris place en Jordanie, à propos de l'importante présence de forces iraniennes le long des frontières.
La zone concernée, qui comprend les provinces de Quneitra, Daraa et Sweida, est située à la frontière de la Jordanie et du plateau du Golan, qui est administré par Israël.
Israël martèle qu'il ne permettra pas à l'Iran, un proche allié du régime de Bachar al-Assad, d'établir une présence permanente en sol syrien. L'État hébreu y a mené une série de frappes aériennes contre des cargaisons qu'il soupçonnait d'être des armes à l'intention du Hezbollah, au Liban. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré qu'il accueillerait bien un «cessez-le-feu sincère» à condition que celui-ci ne permette pas à l'Iran et à ses intermédiaires de s'installer en zone frontalière.
Aucun arrêt des hostilités n'a fait long feu dans le cadre de la guerre civile syrienne. Celui-ci doit notamment permettre à la population locale d'avoir un meilleur accès à l'aide humanitaire.