L'animateur Bill O'Reilly

Un animateur vedette de Fox News accusé de harcèlement

Bill O'Reilly, présentateur vedette de Fox News, a fait l'objet d'accusations de harcèlement par au moins cinq employées de la chaîne américaine conservatrice, soldées par un règlement financier, affirme samedi le New York Times.
Selon le quotidien, Fox News et Bill O'Reilly ont payé séparément un total 13 millions $ a cinq accusatrices en échange de leur silence et de l'abandon d'éventuelles poursuites contre l'éditorialiste vedette de la chaîne d'information continue, prisée des conservateurs.
Les règlements les importants ont été effectués par Bill O'Reilly lui-même.
Deux de ces accords financiers, courants dans le système judiciaire américain, étaient déjà connus, mais le New York Times assure avoir trouvé trois cas de harcèlement supplémentaires, deux à caractère sexuel et un pour comportement abusif.
Les cinq femmes travaillaient dans son équipe ou apparaissaient régulièrement dans son émission The O'Reilly Factor.
Elles accusent notamment Bill O'Reilly d'avoir eu un comportement déplacé à leur égard, usant de sa position de pouvoir au sein de la chaîne pour obtenir des faveurs sexuelles.
«Comme toutes les personnalités en vue et controversées, je suis vulnérable à des poursuites d'individus qui veulent que je paye pour éviter une mauvaise publicité», a réagi Bill O'Reilly sur son site Internet.
«Personne n'a jamais déposé de plainte contre moi auprès du département des ressources humaines», y compris de manière anonyme, ajoute-t-il.
Bill O'Reilly, 67 ans, est l'une des personnalités les plus en vue de la télévision américaine. The O'Reilly Factor est la meilleur audience de Fox News avec près de 4 millions de téléspectateurs, selon la chaîne.
Le PDG de Fox News, Roger Ailes, avait démissionné en juillet dernier, après avoir lui-même fait l'objet d'accusations de harcèlement sexuel par une ancienne présentatrice.
Fox News n'a pas souhaité réagir aux demandes de commentaires de l'AFP.
Sa maison-mère, 21st Century Fox, a indiqué dans un communiqué prendre «les questions de comportement au travail très au sérieux». «Nous nous sommes penchés sur ces questions ces derniers mois et en avons discuté avec M. O'Reilly. Bien qu'il nie le bien-fondé de ces affirmations, M. O'Reilly a réglé celles qu'il estimait relever de sa responsabilité personnelle».