L'autocar transporait des adolescents hongrois. Quelques 39 d'entre eux ont survécu, mais certains ont été gravement blesssés.

Un accident d'autocar fait 16 morts en Italie

Seize personnes, dont de nombreux adolescents hongrois revenant d'un séjour en montagne en France, ont été tuées près de Vérone, au nord-est de l'Italie, dans l'accident d'un car qui a pris feu vendredi soir après avoir heurté une pile de pont.
L'autocar a pris feu après un contact contre une barrière de sécurité.
Ce bilan aurait pu être encore plus dramatique sans le courage d'un des professeurs accompagnant ces adolescents. «Il est retourné plusieurs fois vers le bus pour sauver des gens, en les aidant à sauter des fenêtres. Il a subi ainsi des blessures très graves, notamment une lésion au dos», a raconté samedi Judit Timaffy, consule de Hongrie à Milan.
Il y avait 56 personnes à bord du car, dont deux chauffeurs et un groupe d'adolescents âgés de 14 à 16 ans, accompagnés de quelques parents et professeurs.
L'accident a soulevé une profonde émotion en Hongrie, ces adolescents étant tous élèves d'une école classique réputée à Budapest; un jour de deuil national a été annoncé pour lundi.
Le drame a eu lieu à une sortie d'autoroute à San Martino Buon Albergo, près de Vérone. Certaines victimes sont mortes éjectées lors de l'impact, mais la plupart ont été retrouvées carbonisées.
Les larmes aux yeux, le chef de la police routière à Vérone, Girolamo Lacquaniti, a raconté une scène «impressionnante et dévastatrice». «Je peux témoigner que toute la nuit, nous avons travaillé, soit comme policier pour reconstruire une tragédie, soit comme père de famille pour aider des jeunes de 15-16 ans, dont certains étaient pieds nus. Il n'y a aucun état de service qui peut préparer à des événements de ce type», a-t-il assuré, ajoutant que certains jeunes avaient refusé de quitter leurs amis.
«Ceux qui étaient assis à l'arrière du bus se sont sauvés en brisant les vitres, dans les cris et la panique», a raconté de son côté Judit Timaffy.
L'enquête doit déterminer les causes de l'accident, mais selon le chef de la police routière, «il n'y a pas eu d'autres véhicules qui sont entrés en collision avec le car».
«Les raisons peuvent aller de la condition du chauffeur à un problème mécanique, ou d'autres événements que nous sommes en train d'évaluer», a-t-il ajouté.
«Le bus allait à une vitesse assez soutenue et nous n'avons pas vu de traces de freinage.» Et le feu a pris «quelques instants après l'impact».