Donald Trump, lors de son passage à Mobile, Alabama, le 17 décembre

Trump: «S'il le faut, nous aurons une course aux armements»

Les États-Unis n'hésiteront pas à réagir sous une présidence Trump si un autre pays augmente ses capacités nucléaires, a déclaré vendredi Sean Spicer, futur porte-parole de la Maison-Blanche.
«Il y a des pays autour de la planète en ce moment qui parlent d'augmenter leurs capacités nucléaires. Et les États-Unis ne vont pas observer ça de loin et permettre que cela arrive sans agir en conséquence», a-t-il déclaré sur CNN.
Lorsqu'on lui a demandé s'il parlait spécifiquement de Moscou, Sean Spicer a répondu «Je parle de la Russie. Il ne s'agit pas seulement d'un pays, mais de n'importe quel pays.»
Plus tôt vendredi matin, une journaliste de la chaîne américaine MSNBC, Mika Brzezinski, a annoncé à l'antenne que le président élu venait de lui dire, par téléphone et hors antenne: «S'il le faut, nous aurons une course aux armements. Nous les dépasserons à chaque étape et nous leur survivrons.»
La journaliste a expliqué qu'elle venait de s'entretenir avec le président élu pendant que Sean Spicer était sur son plateau. Ce dernier était venu pour une interview et lui a passé Donald Trump, à qui elle a demandé de clarifier un tweet dans lequel il avançait, jeudi, que les États-Unis devaient renforcer et accroître leur capacité en matière d'armement nucléaire tant que le «monde n'aura pas retrouvé la raison» dans ce domaine.
Leur conversation n'a apparemment pas été enregistrée.
Interrogé à ce propos sur CNN, Sean Spicer a déclaré qu'il s'agissait d'une «conversation privée».
Donald Trump «fera ce qu'il faudra pour protéger le pays et si un autre pays ou des pays veulent menacer notre sécurité, notre souveraineté, il fera le nécessaire», a-t-il encore déclaré.
«Cela veut dire qu'il utilisera l'arme nucléaire»?, lui a demandé la journaliste. «Non, (cela veut dire qu') il n'écartera aucune éventualité.»
Donald Trump n'a pas précisé si son tweet de jeudi répondait à une situation en particulier, mais il s'est exprimé quelques heures après le président russe Vladimir Poutine qui lui aussi s'est prononcé pour le renforcement de la force de frappe nucléaire de son pays.