Donald Trump a fait des déclarations sur des politiques qui sont aussitôt ignorées ou minimisées par sa propre administration.

Trump parfois ignoré par sa propre administration

Quelque chose d'étrange se produit en ce moment à Washington : l'homme le plus puissant de la capitale américaine, le président des États-Unis, fait des déclarations sur des politiques qui sont aussitôt ignorées ou minimisées par sa propre administration.
Cette semaine, le président Donald Trump a déclaré lors d'un rassemblement partisan que le département de la Justice devrait enquêter sur les «33 000 courriels supprimés par Hillary Clinton», alors que la foule scandait le fameux slogan «Lock her up!» («Emprisonnez-la!»).
Il n'en est pas question, a rétorqué le procureur général adjoint.
Rod Rosenstein a rejeté l'idée voulant que les déclarations du président soient perçues comme des ordres, mais il a aussi clairement dit que, même si le président lui faisait directement et formellement cette demande, il refuserait.
Ce revers fait suite à un autre événement semblable survenu quelques jours plus tard, lorsque le président Trump a annoncé que les transgenres ne seraient plus admis dans l'armée.
Ce message clair et net a provoqué son lot de questions, notamment sur la façon d'implanter une telle décision, mais l'armée a aussitôt dit que la politique ne serait pas mise en place.
Dans une note interne consultée par le site Politico, dans une déclaration du département de la Défense, et dans un échange avec les journalistes, une chose était claire : l'armée n'avait pas perçu le message du président comme une directive officielle.
«Ce que vous avez vu dans un micromessage est une annonce. Les ordres et les annonces sont des choses différentes et nous attendons un ordre du commandant en chef pour agir», a déclaré le capitaine de la Marine américaine, Jeff Davis.