Donald Trump avait invité le 29 novembre la presse à le photographier au restaurant étoilé Jean-Georges de New York en compagnie de Mitt Romney (à droite).

Trump en quête d'un secrétaire d'État

Le suspense se poursuivait lundi sur la personnalité que choisira Donald Trump pour représenter les États-Unis dans le monde, un poste exigeant et dans l'ombre du futur président, dont les récentes saillies sur Twitter rompent avec tous les codes diplomatiques.
Donald Trump a nommé à ce jour 12 membres de son équipe, notamment Défense, Justice, Trésor, CIA, ONU, Santé et Commerce.
Alors que le cercle de finalistes pour le poste de secrétaire d'État, deuxième membre du cabinet derrière le vice-président, avait un temps paru se resserrer, une nouvelle escouade de candidats s'est manifestée, dont certains à la notoriété relativement faible mais réputés «Trumpo-compatibles».
Outre l'ex-maire de New York Rudy Giuliani et l'ancien candidat à la présidentielle Mitt Romney, le patron d'Exxon Mobil, un parlementaire californien et un ancien ambassadeur en Chine sont ouvertement dans la course pour diriger la prochaine diplomatie américaine. 
La publicité donnée à ces auditions semble être une volonté délibérée de Donald Trump : ainsi, son équipe de transition annonce chaque matin la liste de tous les rendez-vous du milliardaire populiste, qui reçoit dans la tour new-yorkaise où il réside et où sa garde rapprochée travaille. Il a invité mardi dernier la presse à le photographier au restaurant étoilé Jean-Georges de New York en compagnie de son ex-contempteur Mitt Romney.
Néoconservateurs
En fin de semaine dernière, le nom du républicain Dana Rohrabacher s'est ajouté à la liste des prétendants, selon le Washington Examiner, dans un éventuel «ticket» avec le néoconservateur John Bolton, possible numéro deux dans une étrange synthèse, puisque M. Bolton est fermement opposé à la Russie, contrairement à M. Trump.
Le patron d'Exxon Mobil, Rex Tillerson, doit se rendre mardi à la Trump Tower. Il pourrait être l'un des grands patrons à se joindre à l'équipe gouvernementale du milliardaire, qui a promis de «curer le marigot» de Washington en recrutant en dehors des élites politiques traditionnelles.
Pour l'instant, le 45e président américain a jonglé entre des nominations de fidèles et de «durs», notamment à la Justice (Jeff Sessions) et au Conseil de sécurité nationale (Michael Flynn), et des personnalités moins controversées, comme le général à la retraite James Mattis à la Défense ou la jeune gouverneure Nikki Haley à l'ONU.