«C’est une honte! C’est une véritable honte! C’est une attaque contre notre pays», a tempêté Donald Trump, à l’annonce d’une perquisition chez son avocat.

Trump en colère après une perquisition chez son avocat

WASHINGTON — Donald Trump a laissé éclaté sa colère lundi à l’annonce d’une perquisition du FBI dans les bureaux de Michael Cohen, son avocat personnel et l’homme qui a payé une actrice de films porno pour taire une liaison présumée avec le président.

«C’est une honte! C’est une véritable honte! C’est une attaque contre notre pays», a tempêté le président américain en présence des principaux dirigeants militaires des États-Unis réunis à la Maison-Blanche pour évoquer le dossier syrien. Cette spectaculaire perquisition a été lancée «en partie à la demande» du procureur spécial Robert Mueller qui enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, selon l’avocat de M. Cohen, Stephen Ryan.

«Nous parlons de Syrie, nous parlons de choses sérieuses, et j’ai cette chasse aux sorcières [...] qui dure plus de 12 mois, vous pouvez même dire qu’elle a commencé le jour où j’ai gagné la nomination», a poursuivi le président septuagénaire dans un flot ininterrompu de paroles.

«Beaucoup de gens sont en colère, je peux vous le dire», a-t-il ajouté. De son côté, l’avocat de Michael Cohen a dénoncé une perquisition «complètement inappropriée et inutile» qui a eu pour conséquence «la saisie inutile de communications confidentielles avocat-client» par la police fédérale.

Michael Cohen, l'avocat personnel du président Donald Trump

Fidèle défenseur de Donald Trump, Michael Cohen est parfois qualifié de pitbull. Il a passé plusieurs années en tant qu’avocat principal de la Trump Organization, le groupe new-yorkais du milliardaire désormais géré par ses proches, et a été l’un de ses porte-parole lors de la campagne présidentielle. Selon les médias américains, les documents saisis ont également trait au dossier Stormy Daniels, l’actrice de films pornographiques. De son vrai nom Stephanie Clifford, elle affirme avoir eu une liaison avec le magnat de l’immobilier en 2006.

Michael Cohen a admis en janvier avoir versé 130 000 $US à l’actrice dans le cadre d’un accord de confidentialité, quelques jours avant le scrutin présidentiel. Il a assuré que cette somme venait de ses fonds propres et non de l’argent de la campagne. Le président Trump a assuré la semaine dernière ne pas être au courant de ce versement d’argent.