Trois suspects arrêtés lors d'une opération antiterroriste à Bruxelles

Les procureurs belges ont annoncé, vendredi, que trois personnes avaient été appréhendées dans le cadre d'une opération policière antiterroriste à Bruxelles lancée à la suite de l'arrestation, plus tôt cette semaine, d'un Français dans la région de Paris soupçonné de préparer un nouvel attentat.
Selon le bureau des procureurs, les trois individus ont été épinglés, vendredi, dans trois différentes communes de la capitale belge, soit Schaerbeek, Forest et Saint-Gilles.
Ces arrestations sont liées à celle de Reda Kriket en France, jeudi. Âgé de 34 ans, Kriket avait été reconnu coupable par contumace d'avoir participé à des activités terroristes l'an dernier aux côtés du présumé cerveau des attaques de Paris, qui ont fait 130 morts le 13 novembre dernier.
Plusieurs fusils d'assaut, dont des kalachnikovs, et des explosifs, dont du TATP, ont été retrouvés dans un appartement qu'il occupait.
Reda Kriket fait partie de la mouvance du prédicateur bruxellois Khalid Zerkani, tout comme Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques de Paris, ou encore Najim Laachraoui, mort en kamikaze à l'aéroport de Bruxelles.
Actuellement emprisonné, Zerkani, 41 ans, est décrit par la justice belge comme le «plus grand recruteur» de djihadistes en Belgique.
À Schaerbeek, les alentours de la place Meiser étaient complètement barrés, un large périmètre de sécurité a été établi, et la circulation du tramway a été interrompue, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Une jeune femme a expliqué à l'AFP avoir «vu le Dovo [services de déminage] arriver». «Un peu plus tard, il y a eu une explosion, vers la place. Il y a aussi eu une ambulance», a-t-elle raconté.
Le bourgmestre a expliqué que de «petites explosions» se sont produites «liées à des opérations de déminage».
En présence de John Kerry
Cette opération intervient en pleine visite du secrétaire d'État américain John Kerry dans la capitale belge, frappée par des attentats qui ont fait 31 morts et 300 blessés mardi à l'aéroport international et dans le métro de Bruxelles.
John Kerry était vendredi, en début d'après-midi ,à l'aéroport de Bruxelles pour participer à une cérémonie en hommage aux victimes, sans le premier ministre Charles Michel, qui dû annuler sa venue en raison de l'intervention policière en cours.
Ces perquisitions se déroulent quatre jours après les attentats de Bruxelles. C'est de cette même commune de Schaerbeek qu'étaient partis les djihadistes en direction de l'aéroport de Bruxelles.
À l'adresse où un chauffeur de taxi les avait pris en charge, les policiers avaient découvert 15 kilogrammes d'explosif de type TATP, 150 litres d'acétone, des détonateurs et une valise remplie de clous et de vis, ainsi que divers ingrédients servant à la confection d'engins explosifs.
La police continue de traquer au moins deux hommes repérés sur des images de vidéosurveillance avec les trois kamikazes qui ont semé mardi la mort à l'aéroport de Bruxelles et à la station de métro de Maelbeek, en plein quartier européen.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, six personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête. Trois d'entre elles étaient «devant notre porte», a précisé un porte-parole du parquet fédéral dont les bureaux se trouvent en plein centre de Bruxelles, à côté du Palais de justice.  Avec AP