Salim Ezadyar était l'une des quatre personnes tuées vendredi lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et une foule en colère exigeant la démission du gouvernement afghan.

Trois explosions font au moins six morts lors de funérailles à Kaboul

Un triple attentat suicide a tué au moins six personnes qui assistaient à un service funéraire samedi, à Kaboul, un jour après que des centaines de manifestants eurent pris la rue pour demander aux autorités d'assurer une meilleure sécurité dans la capitale afghane.
Des représentants du gouvernement, notamment des membres du Parlement, assistaient à la cérémonie qui a été perturbée par les événements.
Quatre-vingt-sept personnes ont été blessées.
Le chef de l'exécutif afghan, Abdullah Abdullah, a donné une allocution télévisée après avoir survécu à l'attaque. Il a appelé au lancement d'une enquête qui viserait à déterminer comment il a été possible pour les trois kamikazes de se rendre si près de l'endroit où les funérailles auxquelles des membres haut placés du gouvernement assistaient.
Ces explosions surviennent seulement trois jours après qu'une puissante attaque à la bombe eut fait 90 morts et blessé plus de 450 personnes dans la même ville. Cette attaque avait suscité des craintes au sujet de la capacité du gouvernement afghan à protéger ses citoyens.
Un porte-parole du ministère de la Santé publique, Wahid Mujro, a affirmé que trois explosions sont survenues dans le cimetière où le fils du sénateur afghan Alam Ezadyar devait être inhumé.
Salim Ezadyar est l'une des nombreuses personnes à avoir perdu la vie au cours de la manifestation de vendredi, au centre-ville de Kaboul, à laquelle plus de 1000 protestataires ont pris part.
La nature de la manifestation a changé quand les manifestants ont tenté de se rapprocher du palais présidentiel. Certains ont foncé sur des policiers qui ont tiré des coups de feu en guise d'avertissement, en plus d'employer des canons à eau et du gaz lacrymogène afin d'essayer de disperser la foule.
Un membre du Parlement avait indiqué vendredi que huit manifestants avaient été tués par balle, alors qu'un responsable de l'hôpital a dit que quatre corps ont été acheminés à son établissement.
Samedi, le ministre adjoint de l'Intérieur, le général Murad Ali Murad, a pressé les manifestants de se disperser en raison du haut niveau de risque sécuritaire partout au pays. Il a en outre incité les citoyens à ne pas se joindre à ceux qui prennent la rue.