Selon cette enquête, 51 % des Américains sont favorables à la destitution du président Trump, soit un bond de neuf points par rapport à juillet.

Sondage Fox News inquiétant pour Trump

WASHINGTON — Conscient que le devenir d’une procédure de destitution se joue sur la perception qu’en a l’opinion publique plus que dans d’obscures batailles procédurales, Donald Trump a été piqué au vif par un sondage Fox News rendu public mercredi soir.

Selon cette enquête, 51 % des Américains sont favorables à la destitution du président Trump, soit un bond de neuf points par rapport à juillet.

Et ce chiffre est en hausse dans tout le spectre politique : parmi les démocrates (85 % contre 74 % en juillet), parmi les indépendants (39 % contre 36 % en juillet) et parmi les républicains (13% contre 8% en juillet).

«Depuis le jour où j’ai annoncé ma candidature à la Maison-Blanche, je n’ai JAMAIS eu un bon sondage Fox News», a-t-il tempêté jeudi au réveil.

«Quel que soit l’institut de sondage qu’ils utilisent, ce sont des incapables», a-t-il ajouté, avant de regretter que la chaîne prisée des conservateurs, soit très différente de ce qu’elle était «au bon vieux temps».

Autre source de frustration et de contrariété pour le président septuagénaire : la Syrie.

Sa décision, annoncée dimanche soir dans un communiqué, de retirer les soldats américains stationnés dans le nord-est de la Syrie et laisser le champ libre à une intervention turque, a suscité la stupeur et la colère dans son propre camp.

Dès le début, mercredi, de l’opération militaire turque contre des forces kurdes en Syrie, le Congrès est monté en première ligne.

Le sénateur Lindsey Graham, qui soutient d’ordinaire Donald Trump, l’accuse cette fois d’avoir «honteusement abandonné» les Kurdes, a dévoilé, avec un élu démocrate, une proposition visant à sanctionner sévèrement Ankara si l’armée turque et ses supplétifs ne se retiraient pas de Syrie.

Peu avant son départ pour Minneapolis, où il retrouvait jeudi soir les estrades de campagne après les deux semaines les plus difficiles de sa présidence, Donald Trump a évoqué, d’un tweet, le possibilité de «jouer les médiateurs en vue d’un accord entre la Turquie et les Kurdes».

Le président républicain a déjà fait des propositions de «médiation» sur de nombreux dossiers, des tensions en mer de Chine au conflit du Cachemire, sans jamais donner suite.