L'ex-membre du cabinet catalan Raul Romeva est accueilli par des supporteurs à sa sortie de détention.

Six politiciens catalans libérés sous caution

MADRID – Six politiciens catalans sont sortis de prison près de Madrid, lundi, après le versement par leurs avocats d'une caution de 100 000 euros chacun fixée par le juge qui a autorisé leur libération.

Deux ex-ministres du gouvernement indépendantiste déchu ont été libérées de la prison pour femmes d'Alcala Meco lundi après-midi. Quatre de leurs collègues masculins sont sortis de la prison d'Estremera, au sud-est de Madrid, en soirée.

Les six politiciens font toujours l'objet d'une enquête pour rébellion, sédition et détournement de fonds relativement à la déclaration d'indépendance du Parlement catalan à la fin du mois d'octobre.

Un juge de la Cour suprême espagnole a toutefois décrété lundi que quatre autres politiciens du mouvement indépendantiste catalan devaient rester en prison pendant l'enquête. Parmi ces quatre personnes figure l'ex-président régional Oriol Junqueras.

Les politiciens libérés lundi n'ont pas voulu s'adresser aux journalistes. Ils devraient retourner en Catalogne et participer à des événements de campagne en vue des élections régionales anticipées que le gouvernement central espagnol a convoquées le 21 décembre.

Par ailleurs, l'ex-président catalan Carles Puigdemont et quatre de ses alliés qui se sont réfugiés à Bruxelles après la dissolution de leur gouvernement par les autorités espagnoles sauront le 14 décembre s'ils pourront être extradés de la Belgique en vue d'être jugés en Espagne.

L'avocat de M. Puigdemont, Paul Bekaert, a fait valoir devant les médias que les accusations portées contre son client en Espagne n'étaient pas punissables en Belgique et que l'extradition n'était donc pas fondée. Il a également déclaré que les droits fondamentaux du chef indépendantiste risquaient d'être violés s'il devait être jugé en Espagne.