Les autorités dénombraient au moins 98 morts lundi, un bilan susceptible de continuer à grimper au fil des recherches dans les décombres. Il s’agit du deuxième séisme meurtrier à frapper l’île de Lombok en une semaine. La première secousse, survenue le 29 juillet, avait tué 16 personnes et endommagé des centaines de maisons, dont certaines se sont effondrées lors du second cataclysme.

Séisme en Indonésie: une Québécoise raconte

«Je faisais face au mur et à mon amie, donc j’ai seulement ressenti la forte vibration en ayant l’impression d’être à côté d’une voie ferrée. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il n’y a aucun train sur cette île, et que je vois le visage de mon amie et le serveur qui faisait signe aux gens de quitter vers la rue.»

Anne-Marie Roy est une résidente de Québec au milieu d’un périple en Indonésie.

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Chose certaine, les dernières 24 heures de son voyage ont été agitées pour son amie et elle.

Au moment du séisme de dimanche, les deux Québécoises se trouvaient sur la petite île de Nusa Lembongan, située en bordure de l’île de Nusa Penida.

Bien que la panique s’est rapidement installée après le séisme, les choses se sont déroulées dans le calme de manière générale sur l’île où elles sont encore actuellement. 

«En route, quand j’ai vu que les habitants attendaient les “taxis”, j’ai compris que c’était une vraie alerte et que ce n’était pas habituel. On a fait la file indienne jusqu’au haut de la colline, suivant des dizaines et des dizaines de scooteurs sur la rue principale. Ensuite, près de deux heures d’attente dans un café, à discuter avec nos voisins, assis par terre ou à une table», a déclaré Anne-Marie Roy dans un courriel au Soleil.

Calme revenu

Une fois l’alerte de tsunami levée, le calme est revenu au sein de la population locale, a mentionné Mme Roy. Même si un sentiment d’alerte l’habitait et l’habite toujours.

Bien qu’elle et son amie aient tenté de se changer les idées et de dormir normalement, il s’est avéré difficile d’y arriver après avoir ressenti un tel choc. 

«Ici, la population ne semble pas stressée plus qu’il le faut suite à ces événements, nous racontant quelquefois en riant où ils étaient et comment ils se sont protégés [tout comme nous]. On a quand même vu leur état de panique lors du tremblement de 7.0 et l’évacuation en hauteur, mais habitants et touristes s’étaient rendus aux mêmes endroits et communiquaient entre eux», ajoute la résidente de Québec.  

Même si la crainte d’une nouvelle secousse sismique demeure, Anne-Marie Roy et son amie ont décidé de ne pas retourner au Canada immédiatement et de poursuivre leur périple jusqu’au bout. «On ne pense pas encore à raccourcir notre périple, notre retour étant prévu pour le 24 août. Par contre, on se tient au courant des dernières informations, surtout dès qu’il y a une secousse,» ajoute-t-elle.

En attendant les prochains développements, Mme Roy observe les fissures dans les murs de leur bungalow avec le soulagement d’avoir été à bonne distance de l’épicentre de cette catastrophe naturelle.