Le fait que le tremblement de terre soit survenu exactement le même jour que celui qui avait fait 10 000 morts en 1985 a permis à de nombreux enfants d'agir exactement comme il le fallait.

Séisme à Mexico: de la chance dans leur malchance

Par une coïncidence inouïe, plusieurs enfants mexicains ont eu de la chance dans leur malchance, mardi, lors du séisme de 7,1 sur l'échelle de Richter.
Le fait que le tremblement de terre soit survenu exactement le même jour que celui qui avait fait 10 000 morts en 1985 leur a permis d'agir exactement comme il le fallait.
«Les enfants venaient juste d'avoir une simulation pour savoir quoi faire en cas de tremblement de terre, le matin même à 11h00», a raconté Mélanie Racette, une Québécoise originaire de Saint-Eustache qui habite dans la ville de Mexico depuis 15 ans.
Sa fille de 5 ans était l'un de ces enfants: «Elle m'a raconté qu'ils se sont cachés sous les pupitres et, après, la maîtresse les a emmenés dehors.»
«Ils étaient déjà préparés; les enfants ont fait exactement ce qu'ils devaient faire», a relaté Mme Racette lorsque jointe par La Presse canadienne à Mexico.
Elle a également salué la diligence des autorités scolaires locales: «On a eu la chance d'avoir des messages immédiatement après le séisme pour nous dire que les enfants étaient corrects, ce qui a amené un peu de tranquillité d'esprit», a-t-elle expliqué, tout en déplorant que tous n'avaient pas eu une telle chance.
«On ne peut pas en dire autant de toutes les écoles; il y en a qui ont été détruites et des enfants qui sont décédés», a-t-elle ajouté à voix basse.
Mélanie Racette admet avoir été ébranlée: «Il n'y a pas beaucoup de tremblements de terre au Québec. C'est pas mal stressant... ça fait peur.»
Leur demeure n'a pas subi de dommages structurels, mais le séisme a laissé des traces.
«Ç'a été assez fort. Il y a plusieurs fissures dans le mur et le plâtre est fendu à plusieurs endroits.»
Le bilan du séisme s'élevait à au moins 225 morts mercredi après-midi, dont 94 à Mexico. Policiers, pompiers et citoyens ordinaires fouillaient frénétiquement les décombres d'écoles, de maisons et d'immeubles d'habitation effondrés, à la recherche de survivants.