Anthony Scaramucci avait parfois exprimé sur Twitter des vues contraires à celles du président, notamment sur l'immigration clandestine, le changement climatique, l'islam ou le contrôle des armes.

Scaramucci efface tous ses tweets critiquant son nouveau patron

Pas question de déplaire à son nouveau patron: Anthony Scaramucci, nommé vendredi directeur des Communications à la Maison-Blanche, a annoncé samedi qu'il venait d'effacer tous les tweets dans lesquels il critiquait ces derniers mois la politique de Donald Trump.
Le financier sorti de Wall Street pour venir diriger la communication de la présidence avait parfois exprimé sur Twitter des vues contraires à celles du président, notamment sur l'immigration clandestine, le changement climatique, l'islam ou le contrôle des armes.
«Transparence totale: J'efface mes vieux tweets. Mes opinions ont évolué et mes anciens tweets ne doivent pas gêner. Je sers l'agenda du président et c'est tout ce qui compte», a annoncé le nouveau directeur des Communications... sur Twitter.
En 2012, Scaramucci avait ainsi publié un tweet dans lequel il semblait nettement plus proche des Démocrates, se disant «pour le mariage gai, contre la peine de mort et pour l'avortement».
Sa nomination avait été suivie de la démission du porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer, un poste placé sous les ordres du directeur des Communications.
Le porte-parole était sur la sellette depuis des semaines, victime des critiques de son patron face au désordre dans la communication de l'exécutif, auquel le président lui-même est accusé de contribuer avec ses tweets et ses entrevues.
La démission survient à la fin d'une nouvelle semaine mouvementée pour Trump, ouvertement agacé par la progression de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre la Russie et sa campagne l'an dernier.
Outre le chambardement de l'équipe de communication, Donald Trump a remanié son équipe d'avocats personnels, qui représentent ses intérêts face à Robert Mueller. L'un d'eux a démissionné.
Selon plusieurs journaux, le milliardaire septuagénaire cherche à contenir l'enquête sur les ingérences russes, qui vise certains de ses proches, et à saper l'autorité de Robert Mueller, nommé en mai pour assurer l'indépendance des investigations.