Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte (à gauche), était de passage à Washington, lundi.

Sanctions américaines contre la Russie maintenues

WASHINGTON — Les sanctions américaines contre la Russie «sont maintenues en l’état», a déclaré Donald Trump lundi alors que le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte pressait les États-Unis à un dialogue avec la Russie.

Depuis la Maison-Blanche, M. Conte s’est dit pour sa part ouvert à des discussions avec Moscou: «L’Italie est favorable à un dialogue avec la Russie, mais l’Italie considère également que le dialogue entre les États-Unis et la Russie est fondamental».

«Les sanctions contre la Russie ne sont pas et ne peuvent pas représenter une fin en soi», a-t-il également déclaré.

«Les sanctions contre la Russie sont maintenues en l’état», a réagi M. Trump.

Le président américain avait été critiqué il y a deux semaines pour son attitude conciliante envers Vladimir Poutine lors de leur sommet à Helsinki, alors que la Russie est accusée par le renseignement américain d’ingérence lors de l’élection présidentielle de 2016.

Depuis la rencontre en Finlande, Washington s’évertue à faire preuve de fermeté à l’égard de Moscou.

Lors d’une audition devant le Congrès la semaine dernière, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a notamment affirmé que «les États-Unis rejettent la tentative d’annexion de la Crimée par la Russie et s’engagent à poursuivre cette politique tant que l’intégrité territoriale de l’Ukraine n’aura pas été rétablie».

Il a également promis de travailler avec le Congrès à de nouvelles sanctions contre la Russie, à qui il a promis «de graves conséquences pour l’ingérence dans nos processus démocratiques».

Donald Trump a lui vanté la semaine dernière sa «fermeté» face à son homologue russe.

«Aucun président n’a été aussi ferme que moi sur la Russie [...] Je pense que le président Poutine le sait mieux que quiconque, sûrement mieux que les médias», a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche, adoptant un ton moins conciliant que lors de leur conférence de presse commune.

«Regardez les chiffres, regardez ce que nous avons fait, regardez les sanctions», a-t-il ajouté.

La Maison-Blanche a annoncé la semaine dernière que la prochaine rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine n’aurait pas lieu en 2018.

Le président russe s’est de son côté dit «prêt à se rendre à Washington» et a assuré avoir invité son homologue américain à Moscou.