«Nous n'avons pas perdu, nous avons ultra-perdu», a lancé l'ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi, à la tribune de l'assemblée nationale du Parti démocrate dans son premier discours depuis sa démission du poste de premier ministre, après sa défaite lors du référendum du 4 décembre.

Renzi admet s'être «trompé»

L'ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi a admis, dimanche à Rome, avoir «commis l'erreur de politiser le référendum» sur la réforme constitutionnelle, texte massivement rejeté par les Italiens, et s'être «trompé».
«Nous n'avons pas perdu, nous avons ultra-perdu», a-t-il lancé à la tribune de l'assemblée nationale du Parti démocrate dans son premier discours depuis sa démission du poste de premier ministre, après sa défaite lors du référendum du 4 décembre. 
«J'ai commis l'erreur de politiser le référendum : je ne l'ai pas vu arriver, je me suis trompé», a reconnu l'ancien chef du gouvernement.
«Nous avons perdu chez les jeunes, en particulier chez les 30-40 ans. Nous avons perdu à domicile et ça fait mal», a-t-il poursuivi.
Matteo Renzi a aussi estimé que la défaite de sa réforme s'était jouée sur internet.
«Nous avons laissé le web à ceux qui, en ce moment, passent aux yeux du monde comme des diffuseurs de mensonges», a-t-il dit, faisant clairement référence au Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), qui talonne le Parti démocrate dans les intentions de vote et réclame des élections anticipées depuis la victoire du non au référendum constitutionnel.
Le Mouvement 5 Étoiles et son leader, le blogueur Beppe Grillo, sont particulièrement actifs sur internet, média qu'ils ont abondamment utilisé pour mener une féroce campagne contre la réforme portée par Matteo Renzi.
Ce dernier a démissionné du poste de président du Conseil après le rejet sans appel de ce texte par les Italiens, lors du référendum du 4 décembre.