La présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaite (à gauche) a affirmé jeudi qu'elle faisait confiance en Donald Trump pour remplir l'engagement pris par l'administration Obama de protéger de la flanc oriental de l'OTAN contre les éventuelles revendications de la Russie.

Protection contre la Russie: la Lituanie fait confiance à Trump

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite a affirmé jeudi faire confiance à son homologue américain Donald Trump pour remplir l'engagement de son prédécesseur sur le renforcement du flanc oriental de l'OTAN.
«Nous faisons confiance à l'administration américaine», a déclaré Mme Grybauskaite lors d'une conférence de presse commune avec ses homologues estonienne, allemand et letton à Riga. «Nous restons confiants dans le fait que tous les engagements seront remplis et que nous continuerons à avoir le même partenaire fiable et allié».
«Ceci est déjà un fait. Nous avons des forces américaines sur notre sol», a indiqué Mme Grybauskaite. Les États-Unis sont en train de déployer en rotation environ 120 soldats dans ce pays balte. Dix chars américains doivent les rejoindre vendredi.
L'administration du président Barack Obama avait lancé un déploiement sans précédent de forces de l'OTAN afin de rassurer les alliés d'Europe orientale après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014.
Incertitude
Les commentaires de Grybauskaite interviennent à un moment d'incertitude pour certains membres de l'OTAN comme la Pologne et les trois pays baltes, surpris par des positions aux tonalités prorusses de Donald Trump couplées avec de remarques critiques sur l'Alliance.
Le nouveau président américain a considéré l'Alliance «obsolète» face à la menace terroriste, mais «d'importance fondamentale» pour la sécurité transatlantique.
L'été dernier, l'OTAN avait ordonné la mise en place de rotations de forces en continu chez quatre membres orientaux de l'Alliance, une mesure de prévention face aux actions de la Russie dans les pays autrefois contrôlés par Moscou.
Confirmant que sa visite à Riga jeudi était sa dernière visite étrangère en qualité de chef de l'État, le président allemand Joachim Gauck a souligné le caractère «symbolique» de ce déplacement.
«C'est un signal politique conscient que l'Allemagne se met aux côtés de ses partenaires baltes. Le changement de la situation de sécurité en illustre l'urgence», a-t-il dit.
Le Kremlin a nié toute ambition territoriale et dénoncé une tentative de l'OTAN d'encercler la Russie. Mais le déploiement par Moscou l'an dernier de missiles Iskander à Kaliningrad, son enclave entre la Lituanie et la Pologne, et de fréquents exercices militaires russes dans la région ont alerté les pays de l'OTAN.