Plus de 36 millions d'utilisateurs du site de rencontre Ashley Madison, issus de 46 pays, avaient vu leurs données volées et mises en ligne publiquement, ce qui avait conduit à des cas de chantage et même à des suicides.

Pénalité de 1,6 million $ pour Ashley Madison

Les opérateurs du site de rencontre Ashley Madison sont tombés d'accord pour payer une pénalité de 1,6 million $ après le retentissant piratage dont il a été victime il y a un an.
L'entreprise canadienne Ruby, qui gère Ashley Madison, a accepté de payer cette pénalité appliquée, car le site n'avait pas assez protégé les données confidentielles de ses utilisateurs. 
Plus de 36 millions d'entre eux, issus de 46 pays, avaient vu leurs données volées et mises en ligne publiquement, ce qui avait conduit à des cas de chantage et même à des suicides. 
La pénalité financière sera partagée entre le gouvernement américain et les États qui avaient poursuivi l'entreprise. Elle pourrait être sérieusement alourdie, jusqu'à 8,75 millions $, si le site ne se conforme pas à de nouveaux standards de sécurité et ne cesse pas ses pratiques trompeuses pour les utilisateurs.
Plus tôt cette année, Ashley Madison, qui était à l'origine un site de rencontres adultères et dont la devise était «La vie est courte, prenez un amant», s'est réinventé et se présente dorénavant comme un site de rencontre libertin.  
Le site promet par ailleurs de ne plus utiliser de programmes automatisés qui généraient de faux profils d'utilisateurs et donnaient l'impression qu'Ashley Madison était plus populaire qu'il ne l'était réellement auprès des femmes, très peu nombreuses à le fréquenter.
Le site revendique aujourd'hui plus de 50 millions d'utilisateurs.
En août 2015, un groupe se faisant appeler «The Impact Team» avait publié quelque 30 gigaoctets de fichiers contenant des millions de noms, comptes utilisateurs, courriels et adresses ainsi que les historiques de navigation d'Ashley Madison, avec même les préférences sexuelles de certains utilisateurs.
Sécurité «inadéquate»
Cette fuite avait provoqué des suicides d'utilisateurs au Canada et aux États-Unis, ainsi que le renvoi du patron de la société mère canadienne du site, Avid Media Life.
Des enquêtes canadienne et australienne avaient relevé cet été que la sécurité du site au moment de l'attaque était «inadéquate», voire «absente».