Barack Obama lors de sa dernière conférence de presse, le 18 janvier. L'ancien président est sorti de son silence pour saluer le sursaut citoyen à travers les États-Unis.

Obama sort de son silence

Dans la tourmente après sa décision de fermer les frontières aux ressortissants de sept pays musulmans, Donald Trump a été mis en cause lundi par son prédécesseur démocrate Barack Obama, qui est sorti de son silence pour saluer le sursaut citoyen à travers les États-Unis.
Au moment où les manifestations et les dénonciations - du monde politique au monde des affaires - contre les décrets de l'administration Trump se multiplient, l'ancien président démocrate s'est dit encouragé par «le niveau de mobilisation» à travers le pays.
M. Obama avait promis de se tenir à l'écart du débat politique sauf si «les valeurs fondamentales» de l'Amérique étaient menacées : 10 jours seulement après son départ de la Maison-Blanche, il a jugé que c'était déjà le cas.
Désaccord fondamental
«Le président [Obama] est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion», a rappelé son porte-parole, Kevin Lewis.
De partout à travers le monde, les témoignages affluent de ressortissants des pays concernés par les restrictions qui dénoncent, entre abattement, incrédulité et colère, les mesures abruptement mises en place par la nouvelle administration américaine.