Donald Trump serre la main à Barack Obama lors de son passage à la Maison-Blanche le 10 novembre. Un photo de cette rencontre a été reprise dans une pub de Twitter diffusée sur un écran géant de Times Square, à New York.

Obama se prépare à céder sa place à Trump

Alors qu'il revient de ses vacances des Fêtes passées à Hawaï, le président américain Barack Obama entre dans les derniers jours de sa présidence.
Arrivé à Washington en milieu de journée, lundi, M. Obama dispose désormais d'un peu moins de trois semaines pour tenter d'assurer une certaine pérennité à des politiques qu'il a mises en place, et tout particulièrement sa réforme des soins de santé connue sous l'appellation «Obamacare».
Il doit par ailleurs prononcer un discours d'adieu le 10 janvier. Dans un courriel qu'il a adressé à ses partisans, lundi, M. Obama dit vouloir, avec cette allocution, poursuivre la tradition lancée en 1796 par le premier président des États-Unis, George Washington.
Le discours sera livré à la place McCormick, un important centre de congrès situé dans la ville d'adoption du président sortant, Chicago.
Le rédacteur de discours en chef de M. Obama, Cody Keenan, accompagnait d'ailleurs le président au cours de son séjour à Hawaï.
M. Obama prévoit par ailleurs accorder le pardon présidentiel à plusieurs personnes au cours des prochains jours, ont indiqué des sources au sein de la Maison-Blanche. Le lanceur d'alerte Edward Snowden et l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, qui demandent à être graciés, ne risquent toutefois pas de se voir accorder ce traitement de clémence. M. Obama entendrait plutôt se concentrer sur des contrevenants du milieu du trafic de drogue.
Si M. Obama et son équipe, en succédant à l'administration de George W. Bush, il y a huit ans, avaient salué l'entière collaboration de l'ancien président dans la passation du pouvoir, l'actuel processus de transition ne s'est pas déroulé sans incident.
Pendant qu'il était en vacances à Hawaï, Barack Obama a pris deux décisions qui entrent en contradiction avec les idées jusqu'ici défendues par le président désigné Donald Trump: celle de permettre au Conseil de sécurité des Nations unies d'adopter une résolution critique à l'égard d'Israël et celle d'imposer des sanctions à la Russie pour son ingérence alléguée dans l'élection présidentielle de novembre.
Afin de tenter de préserver une partie de son legs politique, le président sortant se rendra au Capitole, mercredi, pour rencontrer les représentants et les sénateurs démocrates.
Si M. Obama reste en poste jusqu'au 20 janvier, la Maison-Blanche ne peut procéder au départ de tous ses employés en une seule et même journée. Certains collaborateurs du président commenceront donc à quitter leurs fonctions dès cette semaine.

Jamais un missile nord-coréen n'atteindra les États-Unis, assure Trump

Des Sud-Coréens regardent l'homme fort de la Corée du Nord, Kim Jong-un, prononcer une allocution pour la nouvelle année.
Jamais un missile nord-coréen n'atteindra le sol des États-Unis, a assuré lundi soir le président désigné américain Donald Trump, sur Twitter, en réponse aux déclarations du leader de Pyongyang sur son futur missile balistique intercontinental.
«La Corée du Nord vient d'affirmer qu'elle en était aux dernières étapes du développement d'une arme nucléaire capable d'atteindre le territoire américain», a déclaré M. Trump dans un de ses désormais traditionnels tweets nocturnes : «Cela n'arrivera pas!» a-t-il ajouté.
Réponse à Kim Jong-un
Ce message est une réponse directe aux déclarations du Nouvel An de l'homme fort de Pyongyang, Kim Jong-un, lequel a affirmé dimanche que son pays en était «aux dernières étapes avant le lancement test d'un missile balistique intercontinental».
La Corée du Nord est désormais «une puissance militaire de l'Orient que même le plus puissant des ennemis ne pourra toucher», avait insisté Kim Jong-un.
Si les États-Unis ont toujours assuré qu'ils n'accepteraient jamais une Corée du Nord disposant du pouvoir nucléaire, Donald Trump, lui, n'avait jamais clairement fait connaître sa position sur le sujet.
En décembre, le président désigné avait cependant assuré, sur Twitter, que les États-Unis devaient «grandement renforcer et accroître leur capacité nucléaire». De même, il avait irrité Pékin en accusant la Chine d'expansionnisme militaire.
Insulte à la Chine
Si le régime chinois est un partenaire important dans le cadre des négociations avec la Corée du Nord, Donald Trump n'a absolument pas tenté de l'amadouer, lundi soir.
Dans un autre tweet, suivant son premier sur Pyongyang, le prochain locataire de la Maison-Blanche en a même rajouté une couche dans ses critiques envers Pékin : «La Chine a récupéré une quantité incroyable d'argent et de richesses grâce à son commerce avec les États-Unis, totalement à sens unique, mais elle n'aidera pas pour la Corée du Nord! Sympa!»
Les analystes sont divisés quant à la capacité réelle de la Corée du Nord à se doter d'une arme nucléaire, précisément parce qu'elle n'a jamais réussi à lancer avec succès un missile balistique intercontinental.
Mais tous sont d'accord pour dire que Pyongyang a réalisé d'énormes progrès dans cette direction depuis que Kim a succédé à son père, Kim Jong-il, mort en décembre 2011.