Le nouveau décret entrera en vigueur le 16 mars et interdit temporairement l'entrée aux États-Unis des réfugiés du monde entier et des ressortissants de six pays à majorité musulmane.

Nouveau recours contre le décret Trump

Plusieurs grandes organisations de défense des droits civiques et des réfugiés ainsi que des particuliers ont annoncé vendredi le dépôt d'un recours en justice contre le décret migratoire du président Donald Trump, renforçant la bataille judiciaire déjà engagée par plusieurs États américains.
«Passer une nouvelle couche de peinture sur l'interdiction d'entrée des musulmans [«muslim ban»] ne règle pas le problème fondamental qui est que la Constitution et nos lois interdisent la discrimination religieuse», a déclaré un responsable de la puissante association de défense des droits civiques ACLU, Omar Jadwat, dans un communiqué annonçant le dépôt du recours.
«Plus le président Trump s'aventurera sur cette voie, plus clairement il apparaîtra qu'il viole cette règle de base», ajoute-t-il.
Le recours fédéral contre le nouveau décret migratoire a été déposé par l'ACLU et le National Immigration Law Center au nom des organisations de défense des droits et d'aide aux réfugiés HIAS et the International Refugee Assistance Project, de l'association Middle East Studies, ainsi que de plusieurs particuliers «dont des citoyens américains, affectés par le décret», précise l'ACLU.
Le nouveau décret, comme le précédent, «a été motivé par un sentiment anti-musulman et discrimine explicitement sur la base des origines nationales», avancent ces organisations dans leur recours.
Bataille parallèle de plusieurs États
Plusieurs États américains sont engagés dans une bataille judiciaire parallèle contre ce nouveau décret, qui entrera en vigueur le 16 mars et interdit temporairement l'entrée aux États-Unis des réfugiés du monde entier et des ressortissants de six pays à majorité musulmane (Iran, Libye, Syrie, Somalie, Soudan, Yémen).
Vendredi, le plus haut responsable de la justice de l'État du Maryland, Brian E. Frosh, a annoncé qu'il rejoindrait lundi le recours déjà déposé par l'État de Washington, qui avait été à l'origine de la suspension du premier texte.
«L'administration persiste à vouloir mettre en oeuvre une politique inhumaine et anticonstitutionnelle, et sape aussi notre sécurité au lieu de mieux nous protéger», écrit Brian E. Frosh dans un communiqué. Ce décret «nous rend moins compétitifs et lance le message aux universitaires, scientifiques et ingénieurs les plus talentueux du monde entier qu'ils ne sont pas les bienvenus. Cela portera préjudice aux universités du Maryland et à notre économie».