Melania Trump restera hospitalisée toute la semaine.

Melania Trump hospitalisée pour un problème «bénin» au rein

WASHINGTON — La première dame des États-Unis Melania Trump a subi lundi matin une intervention pour un problème «bénin» au rein, selon la Maison-Blanche qui a précisé qu'elle resterait hospitalisée toute la semaine.

L'ancienne mannequin slovène, 48 ans, se trouve à l'hôpital militaire de Walter Reed, à Bethesda (Maryland), dans la proche banlieue de Washington, où Donald Trump lui a rendu visite dans l'après-midi.

«Je me rends à Walter Reed pour voir notre formidable première dame», a-t-il tweeté, peu après avoir décollé en hélicoptère depuis les jardins de la Maison-Blanche. «Procédure couronnée de succès, elle a bon moral. Merci pour tous les messages de bon rétablissement!».

Un peu plus tôt, sa porte-parole avait annoncé que Melania Trump avait subi «une procédure d'embolisation pour traiter un problème bénin au rein» et qu'il n'y avait pas eu de complications.

Selon deux spécialistes interrogés par l'AFP, il s'agit probablement, d'après le vocabulaire employé par l'exécutif, d'une tumeur rénale bénigne appelée «angiomyolipome».

L'intervention consiste, grâce à un cathéter, à couper l'alimentation en sang de la tumeur, qui peut mesurer quelques centimètres.

Selon le docteur Jeffrey Leef, de l'Université de Chicago, l'intervention n'a rien d'inquiétant, et il est habituel de rester hospitalisé à la suite de l'intervention afin de traiter la douleur.

«C'est plus fréquent chez les femmes», ajoute Elizabeth Kavaler, spécialiste en urologie à l'hôpital Lenox Hill de New York. Ces tumeurs peuvent grossir, mais ne sont pas cancéreuses, dit-elle, et le seul risque est une augmentation des saignements.

Cote de popularité en hausse

Melania Trump, née Melanija Knavs dans ce qui était à l'époque l'ancienne Yougoslavie, est la troisième femme de Donald Trump.

Elle est jusqu'ici restée silencieuse sur les rumeurs de tensions au sein du couple présidentiel ou les témoignages sur les infidélités présumées de son mari, avait attendu cinq mois pour suivre Donald Trump à Washington, le temps pour leur fils Barron, de finir l'année scolaire à New York.

Ses débuts en pleine lumière politique ont été difficiles.

Son discours à la convention républicaine à l'été 2016 avait ainsi été marqué par une vive polémique : plusieurs passages étaient identiques, à quelques mots près, au discours prononcé par Michelle Obama à la convention d'investiture démocrate de 2008.

Mais cette première dame discrète et énigmatique a peu à peu trouvé ses marques au «1600 Pennsylvania avenue».

Il y a une semaine, elle est sortie de sa réserve pour présenter un programme d'action centré sur les enfants, visant en particulier à les mettre en garde contre l'utilisation «trop souvent» négative des réseaux sociaux.

Selon un sondage CNN/SSRS publié à cette occasion, 57 % des Américains ont une opinion positive d'elle, un chiffre en nette hausse par rapport à janvier (47 %).

Fait notable dans un pays très polarisé politiquement : elle enregistre un bond de 15 % parmi l'électorat démocrate (au sein duquel les opinions négatives et positives s'équilibrent désormais).

Ces chiffres sont cependant moins élevés que ceux dont bénéficiait Michelle Obama au même moment de la présidence de Barack Obama.