Un policier monte la garde devant une résidence où la police britannique a mené des perquisitions, jeudi.

Manchester: d'autres arrestations et nouveaux éléments clés

Des perquisitions menées à Manchester ont permis aux policiers de mettre la main sur des éléments importants dans le cadre de leur enquête sur l'attentat qui a fait 22 morts lundi, a annoncé jeudi le chef de police de la ville.
Un responsable britannique a quant à lui fait savoir que la police de Manchester a décidé de ne plus partager d'informations concernant cette enquête avec les États-Unis, dans la foulée de fuites attribuées à des dirigeants américains.
Le chef de police Ian Hopkins a dit que les huit suspects épinglés jusqu'à présent représentent des arrestations «importantes» et que les perquisitions n'auront pas été complétées avant encore quelques jours.
La police multiplie les opérations depuis mardi. On compte parmi les suspects arrêtés Ismail, le frère du kamikaze présumé Salman Abedi. M. Hopkins n'a pas fourni plus de détails concernant les éléments trouvés jusqu'à présent.
La première ministre britannique Theresa May a dit avoir l'intention de discuter de ces fuites avec le président américain Donald Trump lors du sommet de l'OTAN à Bruxelles. Elle a expliqué qu'elle «préviendra clairement le président Trump que l'on doit assurer la confidentialité des renseignements que partagent nos forces de l'ordre».
La publication par le New York Times de photos concernant la bombe utilisée à Manchester a particulièrement irrité les responsables britanniques, mais il n'est pas certain que le quotidien ait obtenu les clichés de sources américaines.
Les responsables britanniques sont également furieux que le nom du kamikaze ait apparemment été coulé par des dirigeants américains, puis publié, pendant que la police britannique continuait de taire l'information - et pendant que se déroulaient des perquisitions à Manchester et en Libye, où habite le père du kamikaze.
Un responsable britannique a confié à l'Associated Press jeudi que les policiers de Manchester ont décidé de ne plus partager de renseignements concernant cette enquête avec leurs homologues américains, tant qu'on ne leur garantira pas que les fuites aux médias cesseront.
Mme May a aussi dit jeudi que l'enquête avance bien, mais que le niveau d'alerte terroriste demeure «critique», ce qui signifie qu'une autre attaque pourrait être imminente.
La reine Élisabeth II a visité jeudi l'hôpital pour enfants de Manchester, où elle a salué des victimes de l'attentat, leurs proches et des membres du personnel.