Le candidat Emmanuel Macron s'est rendu dimanche au Mémorial de la Shoah à Paris.

Macron rend hommage aux victimes de la Shoah

Alors que plusieurs Français s'inquiètent d'une montée du nationalisme en cette période électorale, le candidat à la présidence Emmanuel Macron a rendu hommage, dimanche, aux dizaines de milliers de juifs français qui ont perdu la vie dans la Shoah en lançant un message tout simple: «Plus jamais».
Des membres du public ont scandé «Macron, président» pendant que d'autres essuyaient des larmes lorsque le candidat centriste est arrivé au Mémorial de la Shoah à Paris.
M. Macron s'est promené devant les panneaux où sont inscrits les noms des Français qui ont été déportés vers les camps d'extermination nazis sous les regards de survivants du massacre et des enfants des victimes.
Passé antisémite du FN
Il s'agit de la deuxième visite du candidat en trois jours dans un site lié à l'histoire de la guerre en France, alors qu'il tente de rappeler aux électeurs la honte de la collaboration française à l'égard du régime nazi - et le passé antisémite du parti de sa rivale, Marine Le Pen, du Front national, qui était autrefois dirigé par son père, Jean-Marie.
M. Macron et Mme Le Pen s'affrontent au second tour de l'élection présidentielle, qui aura lieu le 7 mai, et qui aura des résonnances partout en Europe.
Dimanche, Mme Le Pen - qui a longtemps travaillé à dédiaboliser son parti - est allée déposer une gerbe de fleurs à un mémorial de Marseille où avaient été déportés des juifs, à l'occasion de la journée nationale du souvenir des victimes de la déportation.
Mais ce geste ne semble pas pouvoir effacer les dizaines d'années d'antisémitisme qui ont marqué son parti. Son propre père avait été condamné pour avoir décrit les chambres à gaz comme un «détail» de l'histoire.
Le parti a récemment démis de ses fonctions celui qui devait assurer la présidence par intérim, Jean-François Jalkn, en raison de propos négationnistes en 2000.
Après avoir visité le Mémorial, M. Macron a dit que les Français avaient un «devoir de souvenir» à l'égard des victimes.
L'ancien ministre de l'Économie de 39 ans s'est plaint d'une «faiblesse morale» qui pourrait tenter certaines personnes à dire que «toutes les choses sont relatives» et à «nier l'Holocauste».