Des travailleurs transportent les corps de la famille tuée au cimetière de Tehuacan, au Mexique.

Macabre histoire de vengeance au Mexique

Le principal suspect relativement à l'assassinat de 11 membres d'une même famille au Mexique aurait voulu se venger après que l'une des victimes l'eut dénoncé pour viol et qu'il eut été emprisonné, a révélé un représentant des forces de l'ordre mexicaines samedi.
Ce représentant a confié à l'Associated Press sous le couvert de l'anonymat que deux individus auraient abattu la femme et ses proches, soit quatre femmes, quatre hommes et deux petites filles. Les tireurs auraient aussi poignardé le présumé conjoint de la femme et pourraient même avoir essayé de le décapiter.
Les meurtres ont eu lieu jeudi soir à San Jose el Mirador, un hameau reculé de la municipalité de Coxcatlan, dans l'État de Puebla.
Tard vendredi, les procureurs avaient annoncé que deux suspects étaient recherchés et qu'ils s'étaient probablement enfuis dans les montagnes d'Oaxaca, l'État voisin.
Les autorités n'ont pas divulgué l'identité des victimes ni de leurs meurtriers.
Le bureau du procureur de l'État de Puebla a indiqué que l'une des femmes assassinées avait été violée par l'un des tireurs et avait eu un enfant à la suite de cette agression survenue il y a plusieurs années.
Cinq témoins qui ont survécu à la fusillade et qui ont été placés sous la protection du gouvernement ont raconté que les assaillants étaient arrivés à pied dans le village montagnard, avaient ouvert le feu et étaient repartis.
«Le conflit personnel est la première piste suivie par les enquêteurs», a indiqué le bureau.
Zone tranquille
San Jose el Mirador est si isolé que les corps de certaines victimes ont été enveloppés dans des couvertures et transportés vers la route la plus proche sur des brancards.
Les dépouilles des victimes ont été envoyées à Tehuacan afin de faire l'objet d'une autopsie.
Cette zone n'a pas été très touchée par la violence liée au narcotrafic qui fait rage dans la plupart des États mexicains, même s'il n'est pas rare que des résidents de la région cultivent des plantes entrant dans la fabrication de certaines drogues et se disputent au sujet des terres.