Dans ce contexte difficile, le président François Hollande, très impopulaire, a renoncé début décembre à briguer un second mandat. Son premier ministre Manuel Valls (photo) a alors démissionné pour se lancer dans la course à l'investiture.

Lutte à sept pour la gauche française

Sept candidats, six hommes et une femme, participeront les 22 et 29 janvier à la primaire initiée par le Parti socialiste (PS) français en vue de la présidentielle de 2017, a annoncé samedi l'instance chargée d'organiser ce scrutin.
Seuls sept prétendants, dont cinq anciens ministres du président François Hollande, ont réuni les parrainages nécessaires pour participer à cette primaire, dont le vainqueur risque selon les sondages d'être éliminé dès le premier tour de la présidentielle.
Toutefois, la gauche se présente en ordre dispersé : le champion de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon et l'ex-ministre de l'Économie du gouvernement socialiste Emmanuel Macron - tous deux crédités d'au moins 13 % des intentions de vote - refusent de participer à la primaire.
À l'inverse, la patronne de l'extrême droite, Marine Le Pen, est installée depuis des mois dans ses habits de candidate et la droite s'est rangée en ordre de bataille derrière le vainqueur de sa primaire François Fillon, ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy.
Valls dans la course
Dans ce contexte difficile, le président François Hollande, très impopulaire, a renoncé début décembre à briguer un second mandat. Son premier ministre Manuel Valls a alors démissionné pour se lancer dans la course à l'investiture.
Après s'être mis à dos une partie de son camp par un discours pro-entreprises et des positions iconoclastes pour «moderniser» la gauche, ce tenant de l'aile droite du PS se pose désormais en candidat de la «réconciliation».
À 54 ans, ce tenant de l'aile droite du PS espère «rassembler la gauche» mais il devra tout d'abord triompher de l'ex-ministre de l'Économie Arnaud Montebourg, un rebelle qui tend plus vers la gauche. 
L'avocat de profession de 54 ans a souvent porté dans le débat public des thèmes qui ont par la suite fait florès : une production «made in France», la lutte contre la corruption des élus et les paradis fiscaux, la défense de la «démondialisation» et la dénonciation de la construction libérale de l'Union européenne.
Deux anciens ministres de l'Éducation, Benoît Hamon (au nom d'une gauche alternative «exigeante et moderne», il prône l'instauration d'un «revenu universel d'existence»et la légalisation du cannabis) et Vincent Peillon se présentent aussi, ainsi que l'ancienne ministre du Logement Sylvia Pinel, le député écologiste François de Rugy, et l'ex-eurodéputé de centre-gauche Jean-Luc Bennahmias.
Trois débats
Trois débats télévisés seront organisés entre les sept candidats dans la semaine précédent le premier tour de la primaire et les deux finalistes s'affronteront le 25 janvier dans un ultime face-à-face.
Les organisateurs de la primaire s'attendent à une participation plus faible qu'en 2011, où 2,7 millions de Français s'étaient déplacés. Le mois dernier, la primaire de la droite a mobilisé plus de quatre millions de personnes.