Au total, sur mercredi et jeudi, ce sont déjà 215 000 passagers qui ont été affectés, auxquels viendront s'ajouter encore 100 000 passagers vendredi.

Lufthansa annule 830 vols

La compagnie aérienne Lufthansa va encore annuler plus de 800 vols vendredi, au troisième jour de la grève de ses pilotes, un mouvement appelé à s'étendre encore samedi, alors que syndicat et direction campent sur leur position.
Après l'annulation de 876 vols mercredi, ce sont encore 912 vols, dont 82 vols long-courriers qui ne volent pas jeudi au départ ou à l'arrivée de l'Allemagne.
Vendredi, Lufthansa va annuler, sur les quelque 3000 vols programmés, 830 vols en Allemagne et en Europe, portant à 2618 au total les annulations depuis le début du mouvement.
Le syndicat des pilotes Cockpit a par ailleurs annoncé jeudi soir que la grève se poursuivrait samedi et toucherait tous les vols long-courriers au départ d'Allemagne prévus ce jour-là.
Au total, sur mercredi et jeudi, ce sont déjà 215 000 passagers qui ont été affectés, auxquels viendront s'ajouter encore 100 000 passagers vendredi.
Il s'agit du quatorzième mouvement de grève des pilotes de Lufthansa depuis le printemps 2014.
Au coeur du bras de fer entre le syndicat et la direction, des négociations salariales complètement bloquées.
Mettant en avant l'absence d'augmentations salariales depuis plus de cinq ans, alors même que l'entreprise faisait des bénéfices, Cockpit réclame rétroactivement une revalorisation moyenne de 3,66% par an, bien loin des 2,5% sur six ans proposés par la direction pour environ 5400 pilotes des compagnies Lufthansa, Lufthansa Cargo et Germanwings.
Les autres compagnies du groupe Lufthansa, à savoir Eurowings, Swiss, Austrian Airlines, Air Dolomiti et Brussels Airlines ne sont, elles, pas concernées par ce mouvement de grève. De même que la low-cost Germanwings pour le moment, et ce même si ses pilotes sont aussi concernés par ce conflit salarial.
«Nous payons nos pilotes nettement mieux que la concurrence. Nous sommes responsables de plus de 120 000 employés en tout et voulons que Lufthansa ait un avenir», a défendu Harry Hohmeister, du directoire de Lufthansa, jugeant «impossible» la revendication d'augmentation salariale de Cockpit.