Le gouvernement fédéral exigeait de Cliven Bundy qu’il paie un million de dollars pour avoir utilisé illégalement des terres fédérales pour faire paître ses troupeaux, un argument qu’il a rejeté en assurant que sa famille possédait ces terres depuis la fin du 19e siècle.

Libération d’un éleveur, meneur d’une milice armée

LOS ANGELES — L’éleveur américain Cliven Bundy, meneur d’une milice armée qui avait affronté les autorités fédérales en 2014, a été libéré lundi par un juge du Nevada pour manque de preuves des procureurs fédéraux.

«Le tribunal avait jugé le dossier d’accusation fédéral entaché d’erreurs il y a quelques semaines, mais il a été libéré (lundi) à 11 heures», a indiqué à l’AFP son avocat Bret Whipple.

«Le tribunal a débouté le gouvernement parce qu’il n’a pas fourni les documents nécessaires», a-t-il ajouté, notant que les autorités fédérales n’auraient plus le droit de poursuivre Cliven Bundy à nouveau pour les mêmes faits.

Cliven Bundy, originaire du Nevada avait été arrêté en février 2016 en arrivant à Portland en Oregon pour soutenir ses fils Ryan et Ammon Bundy qui menaient l’occupation illégale et armée d’un parc naturel fédéral depuis des semaines.

Connu pour ses positions racistes, il avait lui-même affronté les autorités en 2014 et avait été arrêté sur des chefs d’accusation liés à cet épisode.

Le litige de Bundy avec les autorités fédérales remontait à environ vingt ans.

Le gouvernement fédéral exigeait qu’il paie un million de dollars pour avoir utilisé illégalement des terres fédérales pour faire paître ses troupeaux, un argument qu’il a rejeté en assurant que sa famille possédait ces terres depuis la fin du 19siècle.

Icône de la droite dure américaine

Pour éviter l’intervention des agents fédéraux, Bundy s’était retranché avec sa famille et avait reçu l’appui d’éleveurs voisins, se transformant en icône de la droite dure américaine.

Ryan et Ammon Bundy avaient ensuite mené il y a deux ans l’occupation armée du parc de Malheur dans une région reculée d’Oregon pour protester contre la condamnation de deux autres éleveurs.

Ils avaient été acquittés fin 2016 de chefs d’accusation affirmant qu’ils avaient conspiré pour intimider des employés fédéraux afin de les empêcher d’accéder au parc, ou de port d’arme illégal.