L’accusation écarte l’argument selon lequel Ghislaine Maxwell devrait être libérée compte tenu des risques de contamination à la COVID-19 dans la prison fédérale de Brooklyn (photo) où elle est actuellement détenue.
L’accusation écarte l’argument selon lequel Ghislaine Maxwell devrait être libérée compte tenu des risques de contamination à la COVID-19 dans la prison fédérale de Brooklyn (photo) où elle est actuellement détenue.

L’ex-collaboratrice d’Epstein, Ghislaine Maxwell, présente un risque de fuite «extrême»

NEW YORK — L’ancienne collaboratrice du financier Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, présente un risque de fuite «extrême» en cas de remise en liberté, a fait valoir lundi la procureure fédérale de Manhattan avant une audience cruciale mardi.

Interpellée dans le New Hampshire le 2 juillet après plusieurs mois de cavale, cette figure de la jet-set a été inculpée de participation à un réseau pédophile et d’incitation à la prostitution.

Elle aurait recruté pour Jeffrey Epstein plusieurs adolescentes dans plusieurs villes du monde.

Le financier s’est pendu dans sa cellule début août 2019, quelques semaines après son arrestation.

Vendredi, les avocats de Ghislaine Maxwell ont proposé un montage financier qui garantissait une caution de 5 millions $US (6,8 millions $) devant permettre sa remise en liberté dans l’attente de son procès.

Lundi, la procureure fédérale de Manhattan Audrey Strauss a demandé à la juge fédérale Alison Nathan de rejeter cette demande, faisant valoir que Ghislaine Maxwell présentait un risque de fuite «extrême».

L’accusation souligne que la fille de l’ancien magnat britannique de la presse Robert Maxwell dispose de moyens financiers conséquents et d’un réseau de connaissances à l’étranger.

Nationalité française

Elle jouit également de la nationalité française, ce qui rendrait son extradition impossible si elle se réfugiait en France une fois remise en liberté.

La procureure rappelle aussi que Ghislaine Maxwell s’est cachée durant plusieurs mois après l’éclatement de l’affaire Epstein, tout en sachant que les autorités américaines étaient intéressées par son témoignage.

L’accusation souligne également que le montage proposé pour la caution s’appuie sur une garantie et non sur un versement effectif.

«Le tribunal devrait prendre en compte cette proposition pour ce qu’elle vaut: rien», écrit la procureure Strauss.

L’accusation écarte également l’argument selon lequel Ghislaine Maxwell devrait être libérée compte tenu des risques de contamination à la COVID-19 dans la prison fédérale de Brooklyn où elle est actuellement détenue.

La procureure assure que des dispositions ont été prises par l’établissement pénitentiaire pour limiter ces risques.

L’audience de mardi, sous forme de téléconférence, devrait être l’occasion d’évoquer l’opportunité d’une remise en liberté et permettre à Ghislaine Maxwell de plaider non coupable.