Les Pays-Bas ciblés par des hackers russes

Des pirates informatiques russes, dont certains accusés de s'être ingérés dans l'élection présidentielle américaine, s'en sont pris à des sites gouvernementaux aux Pays-Bas, selon un journal néerlandais citant des experts en matière de sécurité.
Les sites de plusieurs ministères ainsi que les services du premier ministre ont été victimes de centaines de tentatives d'attaques de pirates ces derniers temps, avant les élections législatives du 15 mars, avait déclaré le chef des services secrets néerlandais Rob Bertholee dans une entrevue vendredi à la télévision NOS.
La Russie, la Chine et l'Iran semblent être derrière certaines de ces attaques, a-t-il précisé, y voyant «une menace pour [leur] démocratie».
Parmi eux, selon le très respecté quotidien Volkskrant citant des experts, figurent notamment deux groupes, connus comme APT29 et APT28, qui sont liés au gouvernement russe et ont été nommés par le FBI et les services de sécurité intérieure américains comme étant derrière «des cyberactivités nuisibles» contre des sites gouvernementaux américains.
L'attaque sur les services du premier ministre néerlandais ne semble pas avoir abouti, ajoute le quotidien.
Fini, le vote électronique
Mercredi, les autorités néerlandaises ont annoncé qu'elles renonçaient au système, vieux de 10 ans, de vote électronique, après un rapport parlant de sa vulnérabilité, et que les millions de votes du 15 mars seraient comptés à la main.
Les attaques de pirates présentent un danger double, a encore expliqué M. Bertholee. «Ils peuvent s'ingérer dans le travail du Parlement et influencer le processus de décision du gouvernement. Et ils peuvent également voler des secrets économiques et nuire aux  milieux d'affaires néerlandais.»