Un journaliste israélien a été tenu de dédommager à hauteur de 37 500 $ le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et sa femme pour avoir rapporté une histoire de ménage entre eux.

Les Netanyahu gagnent un procès pour diffamation

Un tribunal israélien a accordé dimanche au premier ministre Benjamin Netanyahu et à sa femme plus de 37 500 dollars de dommages et intérêts dans un procès pour diffamation intenté contre un journaliste ayant rapporté une scène de ménage entre eux.
Igal Sarna, journaliste au quotidien populaire Yedioth Ahronoth, devra ainsi dédommager les Netanyahu à hauteur de 100 000 shekels (38 080 $) dont 60 000 shekels à M. Netanyahu et 40 000 shekels à sa femme Sara. Il devra également payer les frais de justice du couple, soit 15 000 shekels (5712 $), selon le jugement.
Le couple lui réclamait 280 000 shekels (106 617 $).
Scène extravagante
M. Sarna avait rapporté en 2016 sur son compte Facebook une scène extravagante : selon lui, une dispute entre Sara et Benjamin Netanyahu avait forcé le convoi officiel à s'arrêter dans la nuit sur le bord de l'autoroute entre Tel-Aviv et Jérusalem.
«Un homme, plus très jeune, a été jeté sur l'autoroute au milieu de cris», selon la transcription des propos du journaliste retenue par le tribunal.
«Une certaine femme ne voulait plus de lui dans la voiture, faisant fi de toutes [les mesures de] sécurité», avait-il écrit.
Venu à la barre en mars, M. Netanyahu avait nié un tel événement : «C'est tellement faux, tellement absurde, ridicule».
Dimanche, le juge Azaria Alkalai a estimé que les allégations du journaliste n'étaient pas étayées par des témoignages.
Igal Sarna avait affirmé en mars ne pas vouloir révéler ses sources, «pour les protéger». «Ils ne veulent pas se présenter [devant la cour], je ne peux pas les forcer».
Victoire de la vérité
Benjamin Netanyahu s'est félicité du jugement sur sa page Facebook. «La vérité et la justice l'ont emporté aujourd'hui sur la chasse à l'homme interminable dont je suis la cible, ainsi que mon épouse et ma famille depuis plus de 20 ans», a-t-il affirmé.
«Si nous devions porter plainte contre ceux qui se livrent à des diffamations contre nous, nous devrions tous les jours nous retrouver devant des tribunaux. Mais j'ai un État à diriger», a ajouté M. Netanyahu.
Le mauvais caractère supposé de Sara, épouse de M. Netanyahu depuis 1991 et mère de ses deux fils, est un sujet de discussion ou de commérage prisé des Israéliens.
Les Netanyahu sont par ailleurs visés depuis fin 2016 par une enquête de police sur des cadeaux luxueux, cigares de choix et champagne, qu'ils auraient acceptés de la part d'un homme d'affaires.