Le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a poursuivi sa campagne, lundi, sur une péniche.

Les moments forts de la journée de la présidentielle française

À six jours du premier tour de la présidentielle en France, le centriste Emmanuel Macron s'est livré à une opération transparence sur son train de vie avant un grand rassemblement à Paris, tandis que le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a poursuivi sa campagne sur une péniche.
Macron et la «transparence»
Le candidat du mouvement «En Marche» s'est livré à une opération «transparence» pour couper court à de «fausses informations» qui, a-t-il dit, pourraient sortir cette semaine.
«Entre 2009 et 2014» - année de son entrée au gouvernement comme ministre de l'Économie - «j'ai gagné un peu plus de trois millions d'euros, j'ai payé 1,4 million d'impôts (...) Il est resté 1,9 million sur ces six années», a-t-il affirmé, ajoutant que sur cette somme, il avait remboursé des emprunts et financé des travaux. Il a précisé avoir «consommé pendant ces années environ 700 000 euros de vie courante».
Mélenchon sur sa «péniche insoumise»
Le candidat de la «France insoumise» a vogué à bord de la péniche éponyme, aux abords de Paris. «C'est cette semaine que tout va se jouer», a-t-il dit avant d'avertir ses foules que «peut-être il nous manquera une poignée de voix». Il se produira en rassemblement mardi à Dijon (centre-Est) répliqué par hologramme dans six autres villes.
Hamon et les pronostics
Distancé dans les sondages, le candidat du parti socialiste Benoît Hamon a expliqué ne pas croire «à un second tour droite/extrême-droite». Mais il n'en met pas moins en garde contre «l'arrivée du Front national au pouvoir» si persistent les politiques libérales «qui nous ont conduits à l'échec», et dont Emmanuel Macron serait selon lui le «meilleur héritier».
Macron et Le Pen toujours en tête (sondage)
Emmanuel Macron, crédité de 24 % (+ 0,5 point depuis le 13 avril) des intentions de vote, arriverait en tête au premier tour avec un point d'avance sur Marine Le Pen (23 %, + 0,5), devant François Fillon (19,5 %, -0,5) et Jean-Luc Mélenchon (18 %, -0,5), selon un sondage Elabe pour BFM-TV et l'Express.
Loin derrière, le socialiste Benoît Hamon cède 1 point à 8 % (-1), devant le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (4 %, +1) et le trotskyste Philippe Poutou (2 %). Le centriste Jean Lassalle, la candidate d'extrême gauche Nathalie Arthaud et l'indépendant François Asselineau obtiennent 0,5 % chacun tandis que Jacques Cheminade n'atteint pas ce seuil. 7 % des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote au premier tour.
Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 62 % des voix, face à Marine Le Pen à 38 %.