Accueillie par des sourires, Marine Le Pen s'est fait photographier pendant une dizaine de minutes aux côtés de salariés de l'usine Whirlpool, faisant des egoportraits.

Les moments forts de la journée de la présidentielle française

À 11 jours du second tour de la présidentielle, les deux candidats, Emmanuel Macron (centre) et Marine Le Pen (extrême droite), se livrent à une joute à distance, tandis que l'ex-président de droite Nicolas Sarkozy appelle à voter Macron.
Chassé-croisé et sifflets 
Marine Le Pen a rendu une visite surprise mercredi au site Whirlpool d'Amiens, au moment où Emmanuel Macron rencontrait, non loin de là, les représentants de l'intersyndicale de cette usine qui doit être délocalisée en Pologne.
Accueillie par des sourires, elle s'est fait photographier pendant une dizaine de minutes aux côtés de salariés, faisant des egoportraits.
«Mme Le Pen est donc venue à Amiens parce que j'y venais. Bienvenue à elle!» a cinglé le candidat d'En Marche!, originaire de la ville, qui s'est alors rendu auprès des salariés de l'entreprise, en compagnie des représentants de l'intersyndicale.
Il a eu droit à un accueil mouvementé entre sifflets et «Marine présidente», alors que des militants FN étaient restés pour attendre son arrivée. M. Macron s'est ensuite entretenu longuement avec des salariés, à l'écart, les mettant notamment en garde sur la «promesse mensongère» de la fermeture des frontières et leur promettant de revenir «rendre compte».
Silence pour Mélenchon 
Jean-Luc Mélenchon, candidat de la gauche radicale éliminé au premier tour, ne dira à aucun moment avant le 7 mai quel sera son choix personnel de vote au second tour, quel que soit le résultat de la consultation engagée auprès des militants de «La France insoumise».
«Dans notre mouvement, il y aura plusieurs opinions», qui seront publiées le 2 mai, a expliqué le porte-parole du candidat, Alexis Corbière, mais il faut «faire la différence entre un choix intime et un choix politique».
Vote pour Macron, vote blanc ou abstention, une seule chose est sûre, a précisé le porte-parole, «aucune voix pour le Front national». Ce choix ne figure d'ailleurs pas dans les options proposées aux quelque 430 000 soutiens de La France insoumise actuellement consultés.
Sarkozy prend position 
L'ex-président de la République Nicolas Sarkozy (droite) a appelé à voter Emmanuel Macron car «l'élection de Marine Le Pen et la mise en oeuvre de son projet entraîneraient des conséquences très graves pour le pays et pour les Français».
M. Sarkozy, qui a par ailleurs affirmé qu'il «n'avait pas l'intention de revenir sur son choix» de retrait de la vie politique, a aussi appelé sur Facebook «tous les responsables de la droite et du centre au rassemblement».
Hollande motive ses ministres
Le président socialiste François Hollande a demandé aux membres du gouvernement de s'engager «pleinement» dans la campagne pour faire en sorte que Marine Le Pen fasse le score «le plus bas possible».
Il a notamment rappelé que la situation n'était aujourd'hui pas la même qu'en 2002, lorsqu'il y avait eu «une forte mobilisation» pour faire barrage à Jean-Marie le Pen, le père de l'actuelle candidate d'extrême droite, qui s'était alors retrouvé à la surprise générale au second tour face à Jacques Chirac.
Des associations féministes anti-Le Pen 
Plusieurs associations féministes ont appelé à «faire barrage» à Marine Le Pen au second tour, estimant que la candidate du Front national n'était pas «la candidate des femmes».
Le Planning familial, Osez le féminisme, le Collectif national des droits des femmes ont exprimé dans des communiqués distincts leur opposition à la représentante d'un parti qui a «pour ADN de considérer les femmes comme inférieures aux hommes».