François Fillon s'est rendu à Le Puy-en-Velay, dans le centre de la France, en cette fin de semaine pascale.

Les moments forts de la journée de la présidentielle française

À 8 jours du premier tour de l'élection présidentielle française, le conservateur François Fillon joue la carte du patriotisme, Marine Le Pen (extrême droite) s'en prend au centriste Emmanuel Macron, le socialiste Benoît Hamon «mise sur l'intelligence» des électeurs de gauche.
Fillon va voir la Vierge au Puy
En cette fin de semaine pascale, l'ex-premier ministre est monté voir la statue de la Vierge du Puy-en-Velay, haut lieu du catholicisme français dans le centre du pays, où il s'est fait le chantre du patriotisme.
«On n'ose plus prononcer, aujourd'hui, les mots d'"identité", de "France", de "nation", de "patrie", de "racines" et de "culture". [...] Eh bien non, ensemble, nous, nous prenons la parole! [...] Le patriotisme n'est pas un gros mot», a-t-il déclaré.
M. Fillon, qui avait mobilisé l'électorat catholique lors de son élection à la primaire de la droite, devait assister à une messe dans une l'église copte de la région parisienne dans la soirée de samedi.
Le Pen attaque Macron: «le communautarisme en marche»
Marine Le Pen s'est attaquée à Emmanuel Macron lors de son passage à Perpignan, dans le sud-ouest de la France.
La candidate du Front national, Marine Le Pen, s'est attaquée frontalement à l'ancien ministre de l'Économie du gouvernement socialiste, Emmanuel Macron, présenté par les sondages comme son principal adversaire, l'accusant de favoriser le développement de l'islamisme et le qualifiant d'«homme sans foi ni loi».
«Si par malheur, il était élu président de la République, M. Macron accélèrerait encore davantage la dérive multiculturelle dans laquelle s'enfonce la société française, et aggraverait un communautarisme déjà malheureusement en pleine progression», a-t-elle lancé en rassemblement dans le sud-ouest.
Mais elle a aussi visé François Fillon qui n'est «absolument pas clair avec la question de la laïcité et de l'islam radical» et a «laissé pendant cinq ans prospérer un communautarisme triomphant».
Hamon, dans l'Ouest, mise sur l'intelligence
Le candidat socialiste, Benoît Hamon, en grande difficulté selon les sondages, est en tournée dans l'ouest de la France. Dans une entrevue au quotidien Libération, l'ancien ministre assure que «l'adversité [l]e mobilise» et mise sur «l'intelligence» des «électeurs de gauche» pour déjouer les pronostics.
«Que ce soit bien clair, je suis en campagne jusqu'au bout pour convaincre et éviter que les électeurs soient tentés de choisir un "bon candidat", alors que l'enjeu est de choisir un bon président», a-t-il ajouté, en réfutant ainsi la thèse du «vote utile» pour contrer le Front national, qui pourrait profiter à Emmanuel Macron, en meilleure position.
Rappel du ministère de l'Intérieur
Le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, a été interpellé sur des dysfonctionnements dans l'envoi des cartes d'électeurs, après que des électeurs ont reçu deux cartes électorales établies par différentes mairies (d'un ancien et d'un nouveau domiciles).
Le ministère a indiqué qu'un «répertoire unique des électeurs» serait «opérationnel d'ici à fin 2019» et rappelé que «voter deux fois peut coûter très cher»: «des peines allant de six mois à deux ans de prison et 15 000 euros d'amende».