L'évacuation de quelque 4000 personnes se trouvant dans les villages de Foua et de Kfarya doit s'amorcer samedi, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de la personne (OSDH).

Les évacuations pourraient reprendre à Alep

Un accord est survenu samedi, dans le nord-ouest de la Syrie, pour permettre l'évacuation de deux villages chiites contrôlés par les forces gouvernementales.
Un tel dénouement pourrait être annonciateur d'une reprise de l'évacuation des civils et des combattants rebelles de l'est d'Alep qui a été suspendue vendredi, a laissé entendre l'agence de presse médiatique du Hezbollah.
L'évacuation de quelque 4000 personnes se trouvant dans les villages de Foua et de Kfarya doit s'amorcer samedi, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de la personne (OSDH). L'organisation britannique a affirmé, par après, que 29 autobus se rendaient dans les localités visées.
Les insurgés qui s'y trouvent ont toutefois limité le nombre de personnes pouvant quitter les lieux à 400, toujours selon l'OSDH.
Les combattants du Hezbollah se battent aux côtés des forces du régime de Bachar el-Assad. Les militants rebelles accusent ceux-ci d'empêcher l'évacuation de civils et de membres de l'opposition à Alep-Est.
Vendredi, le processus d'évacuation de cette enclave rebelle dans la seconde ville en importance de Syrie a été suspendu après que des échanges de tirs survenus à un point de passage eurent été rapportés.
Des milliers de personnes avaient tout de même pu prendre la fuite avant que l'opération humanitaire ne soit mise sur la glace.
Le gouvernement syrien a indiqué que l'évacuation des résidants des villages de Foua et de Kfarya doit se faire en même temps que celle des civils à Alep-Est. Les rebelles ont toutefois soutenu que les deux démarches n'étaient aucunement liées.
L'organe médiatique du Hezbollah a par ailleurs dit que l'accord conclu samedi concerne aussi Madaya et Zabadini, deux localités assiégées par des rebelles situées près de la frontière libanaise.