De nombreux anciens monuments romains avaient déjà été détruits par le passage de Daech, qui a occupé Palmyre pendant 11 mois à partir de juillet 2015.

L'EI regagne Palmyre neuf mois après avoir été chassé

Des combattants de Daech (le groupe armé État islamique) sont entrés de nouveau dans la ville historique de Palmyre, au centre la Syrie, ont indiqué des militants syriens.
Daech avait été chassé, il y a neuf mois, par les forces du gouvernement et leurs alliés russes, au terme d'une offensive publicisée en grande pompe.
Les djihadistes sont pénétrés dans l'entrepôt militaire de la ville, ont envahi les quartiers nord et ouest et ont délogé des forces gouvernementales de plusieurs de ses positions.
Les terroristes ont également pris le contrôle de gisements pétroliers et d'emplacements stratégiques autour de Palmyre, comme les sommets de collines.
Daech a lancé son offensive sur Palmyre, il y a trois jours.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué que les djihadistes étaient pénétrés dans l'hôpital de la ville et ses silos à grains situés à des endroits stratégiques.
De nombreux anciens monuments romains avaient déjà été détruits par le passage de Daech, qui a occupé Palmyre pendant 11 mois à partir de juillet 2015. Des militants avaient assassiné l'ancien directeur de site antique de la ville.
Passage sécuritaire
À Paris, de nombreux diplomates réunis ont uni leurs voix, samedi, pour demander à ce qu'un passage sécuritaire soit tracé pour permettre aux civils syriens de sortir d'Alep, alors que les forces du régime de Bachar el-Assad se rapprochent de la reprise complète de la ville après des semaines d'affrontements dévastateurs avec les rebelles.
Des dizaines des milliers de personnes fuient Alep et les perspectives s'assombrissent de plus en plus pour l'opposition soutenue par l'Occident, a reconnu le secrétaire d'État américain John Kerry.
Il a toutefois fait valoir du même souffle que la conquête de cette ville par le gouvernement ne marquerait pas la fin de la guerre. Les causes profondes du conflit resteront, a-t-il soutenu.
M. Kerry, des diplomates arabes et européens rencontraient les leaders de l'opposition syrienne, samedi, à Paris. Ils ont tous réclamé un cessez-le-feu, alors qu'ils évaluent également les scénarios post-bataille.
Tous s'entendent sur la nécessité que de la nourriture et du matériel médical puissent être acheminés pour les civils pris au piège à Alep, a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Les chefs de la diplomatie ont également appelé à ce que les membres de l'opposition ne soient pas maltraités ou exécutés, a-t-il ajouté.
De telles garanties reposent toutefois sur la volonté du gouvernement syrien et de ses alliés russes.
Les experts militaires russes et américains tiennent également une rencontre, samedi, à Genève, derrière des portes closes. Ils s'affairent à orchestrer la sortie des rebelles qui se trouvent toujours à Alep.
De son côté, la Russie soutient qu'elle permet déjà aux civils de sortir d'Alep. Un porte-parole du ministre russe de la Défense a fait valoir que les troupes syriennes avaient suspendu leur offensive pour permettre l'évacuation de civils.
Or, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que de violents affrontements éclatent toujours.