Les autorités turques ont annoncé mardi avoir arrêté un homme qui a admis être l'auteur de la tuerie d'Istanbul. Le suspect a été épinglé lorsque la police a perquisitionné une maison d'un secteur résidentiel du district d'Esenyurt, à Istanbul.

Le tireur présumé de la boîte de nuit d'Istanbul arrêté

L'homme soupçonné d'avoir tué 39 personnes en ouvrant le feu dans une boîte de nuit d'Istanbul lors des célébrations du Nouvel An a été arrêté pendant une opération policière et est actuellement interrogé.
Les autorités turques ont indiqué mardi qu'il s'agit d'un Ouzbeke qui a été entraîné en Afghanistan et qui a admis être l'auteur de la tuerie.
Le suspect a été épinglé lorsque la police a perquisitionné une maison d'un secteur résidentiel du district d'Esenyurt, à Istanbul, selon la télévision privée NTV. L'individu se trouvait dans la maison d'un ami originaire du Kirghizstan, a indiqué NTV.
Le premier ministre turc Binali Yildrim a déclaré aux journalistes qu'il espère que l'interrogatoire du suspect permettra d'identifier les «forces» responsables de cette attaque. Daech (le groupe armé État islamique) a revendiqué la responsabilité du massacre dans la boîte de nuit Reina, affirmant qu'il s'agissait d'une attaque en représailles aux opérations militaires de la Turquie dans le nord de la Syrie. Le principal suspect était en cavale depuis l'attentat.
M. Yildrim n'a pas voulu fournir plus de détails concernant l'enquête ou l'arrestation.
Quelques minutes plus tard, le gouverneur d'Istanbul, Vasip Sahin, a révélé que le suspect est un Ouzbeke qui a été entraîné en Afghanistan. Il serait arrivé en Turquie en 2016. M. Sahin l'a identifié comme étant Abdulkadir Masharipov. Des médias turcs rapportent plutôt que son prénom est Abdulgadir.
M. Sahin a dit que le suspect a été arrêté tard lundi, qu'il a admis être l'auteur de l'attaque et que ses empreintes digitales correspondent à celles du tireur. L'état d'urgence actuellement en vigueur en Turquie permet la détention du suspect pendant 30 jours, avant le dépôt d'accusations et son arrestation formelle. Le procès pourrait ne pas débuter avant plusieurs mois.
Le suspect, a dit M. Sahin, est un terroriste bien éduqué qui parle quatre langues et qui a clairement frappé au nom de Daech. Son nom de guerre était «Ebou Muhammed Horasani».
Les policiers ont épluché 7200 heures de bandes vidéo et 2200 informations fournies par le public avant de pouvoir le retrouver et l'arrêter. La police a visité 152 adresses et 50 personnes ont été épinglées. Les autorités ont saisi près de 200 000 $ US, deux armes et deux drones au moment de l'arrestation du suspect.
Un Irakien et trois femmes ont été arrêtés en même temps que lui, selon M. Sahin, qui a ajouté que les suspects étaient probablement arrivés trois jours plus tôt à Esenyurt. L'agence de presse publique Anadolu rapporte que le fils de quatre ans du suspect a été placé en garde préventive.
D'après le quotidien Hurriyet, la femme et la fillette âgée d'un an du suspect avaient déjà été interceptées dans une opération de police menée le 12 janvier.
Une photo publiée par les médias turcs montre un homme aux cheveux noirs et au visage tuméfié, dont le chandail gris porte des taches de sang. La chaine de télévision NTV rapporte que l'homme a résisté à son arrestation.