«Les finances de notre pays sont dans une situation chaotique, mais nous allons tout remettre en ordre», a déclaré Donald Trump lors d'une réunion sur la préparation du budget à venir.

Le premier budget de Trump à la mi-mars

Le président des États-Unis Donald Trump présentera son premier budget «mi-mars», un document qui reflètera selon lui la volonté de la nouvelle administration de «dépenser de manière très, très prudente».
La présentation du budget fédéral, proche de 4000 milliards de dollars, est l'occasion pour un président d'afficher ses priorités. «Les finances de notre pays sont dans une situation chaotique, mais nous allons tout remettre en ordre», a déclaré M. Trump lors d'une réunion sur la préparation du budget à venir. 
«Les finances de notre pays sont dans une situation chaotique, mais nous allons tout remettre en ordre», a déclaré M. Trump lors d'une réunion sur la préparation du budget à venir.
«Nous avons un énorme travail à faire dans la mesure où la dette nationale a doublé au cours des huit années écoulées», a-t-il poursuivi, s'engageant à «faire beaucoup plus avec moins».
«Nous allons demander à tous les ministères et à toutes les agences de protéger chaque dollar du contribuable (...) Plus de gaspillage», a-t-il encore dit, sans rentrer dans les détails.
Son porte-parole Sean Spicer a précisé peu après qu'un projet de budget serait présenté «mi-mars».
Selon les chiffres du Congressional Budget Office (CBO), organisme indépendant qui évalue régulièrement les comptes du pays, l'endettement national qui représente aujourd'hui 77 % du Produit intérieur brut - près de 20 000 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale - devrait grimper à 89 % du PIB d'ici 2027.
Ces chiffres, qui ne tiennent pas compte du programme de Donald Trump, s'expliquent par l'augmentation inévitable des dépenses de santé et de retraite alors que la génération nombreuse des baby-boomers quitte le marché du travail au rythme de 10 000 personnes par jour.
Le Washington Post se pose en défenseur de la démocratie avec un nouveau slogan
Le slogan «Democracy Dies in Darkness» est apparu pour la première fois vendredi sur la version en ligne du quotidien américain et doit prochainement être ajouté également sur la manchette du journal.
Le Washington Post a dévoilé un nouveau slogan sur son site internet : «Democracy Dies in Darkness» («La démocratie meurt de l'obscurité»), témoignant d'un regain de mobilisation des médias américains sous l'ère Trump.
Ce slogan est apparu pour la première fois vendredi sur la version en ligne du quotidien américain et doit prochainement être ajouté également sur la manchette du journal.
«C'est quelque chose que nous disons depuis longtemps en interne en parlant de notre mission», a expliqué à l'AFP une porte-parole du journal, Kristine Coratti à propos du rôle que veut jouer le Washington Post dans la défense de la démocratie américaine.
«Nous avons pensé que ce serait un bon résumé de nos valeurs à l'intention des millions de lecteurs qui nous ont rejoint au cours de la dernière année», a-t-elle ajouté.
Expression de Bob Woodward
L'expression «Democracy Dies in Darkness» est souvent utilisée par Bob Woodward, éditorialiste du Washington Post et légende du journalisme américain pour ses révélations sur le scandale du Watergate pendant la présidence de Richard Nixon.
Le Washington Post fait partie des cibles favorites de Donald Trump, avec le New York Times et la chaîne CNN, lequel accuse régulièrement ces médias de colporter de fausses informations contre lui.
Depuis la reprise en main par Jeff Bezos, le fondateur du distributeur Amazon, le Washington Post connaît une hausse régulière de son lectorat.
L'élection de Donald Trump a également donné un coup de fouet au journal avec 98,4 millions de visiteurs sur son internet au mois de janvier, au moment de l'investiture du président américain, soit 41 % de plus qu'à la même période un an auparavant.