Les positions radicales du Parti pirate a frayé la manchette à travers le monde, alors qu'une de ses fondatrices, Birgitta Jonsdottir, ont revendiqué la citoyenneté islandaise pour le lanceur d'alerte Edward Snowden.

Le Parti pirate chargé de former un gouvernement de coalition

Le Parti pirate d'Islande a pris la barre des discussions pour former un gouvernement de coalition vendredi, après que les deux derniers tours de négociations eurent achoppé.
Puisqu'aucun parti n'a obtenu la majorité absolue lors des élections législatives du 29 octobre, le président Gudni Johannesson a donné aux «pirates» la tâche de former le prochain gouvernement, vendredi.
La formation politique anti-autoritaire n'est arrivée qu'au troisième rang lors de ce scrutin, mais le Parti de l'indépendance et Mouvement Gauche-Vert ont tous deux échoué avant elle à assembler une coalition.
Fondé il y a quatre ans par des militants et des pirates informatiques, le parti a vu ses appuis tripler, remportant 10 des 63 sièges du Parlement islandais.
Cette progression des «pirates, qui prônent la démocratie directe et la liberté numérique, est notamment imputable à la colère populaire envers l'ancien premier ministre. Sigmundur David Gunnlaugsson a remis sa démission en avril dernier, après qu'il eut été éclaboussé par le scandale des Panama Papers.
Cette affaire d'évitement fiscal est la dernière onde de choc ayant frappé l'île volcanique, qui a été plongée dans une longue tourmente économique par la crise bancaire de 2008.
Les positions radicales du Parti pirate a frayé la manchette à travers le monde, alors qu'une de ses fondatrices, Birgitta Jonsdottir, a revendiqué la citoyenneté islandaise pour le lanceur d'alerte Edward Snowden.
En ce qui a trait aux négociations en cours, elles concernent plutôt des affaires internes telles que la réforme de la santé et les droits de pêche. Quatre autres formations politiques de centre et de gauche y prendront part.