Le monde express

Nouvelles menaces nord-coréennes contre Washington
La Corée du Nord a averti lundi les États-Unis qu'elle leur infligerait «la plus grande des souffrances et des douleurs» s'ils persistaient à vouloir que l'ONU durcisse les sanctions à son encontre, après son sixième essai nucléaire. Dans un communiqué reproduit par l'agence de presse officielle KCNA, le ministère des Affaires étrangères avertit que si Washington «met en place cette ''résolution'' illégale sur un durcissement des sanctions, la Corée du Nord fera en sorte d'être absolument sûre que les États-Unis en payeront le prix». «Les mesures qui seront prises causeront aux États-Unis la plus grande des souffrances et des douleurs de toute leur histoire», poursuit le ministère. Le Conseil de sécurité de l'ONU est appelé par Washington à se prononcer lundi sur de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord, accusée de menacer la paix avec ses programmes d'armement nucléaire et conventionnel.
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Brésil : arrestation d'un magnat de l'agroalimentaire lié au président Temer
La Cour suprême du Brésil a ordonné dimanche l'arrestation du magnat de l'agroalimentaire Joesley Batista, lié à un scandale de corruption qui a éclaboussé le président Michel Temer. M. Batista, propriétaire du leader mondial de la viande JBS, avait enregistré à son insu le chef de l'État il y a quelques mois au cours d'un tête-à-tête. Dans ce document sonore, rendu public en mai, le chef de l'État semble donner son accord à l'achat du silence d'un député aujourd'hui en prison pour son implication dans le méga-scandale de corruption Petrobras. Également visé par l'opération «Lavage express», enquête tentaculaire qui a révélé l'existence d'un vaste réseau de corruption lié notamment aux marchés publics du géant pétrolier d'État Petrobras, Joesley Batista avait noué un accord avec la justice pour se transformer en informateur dans ce dossier. Il est soupçonné d'avoir dissimulé des informations dans le cadre de cet accord.
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RD du Congo: 25 morts et 57 blessés dans un accident de la route
Vingt-cinq personnes ont été tuées et 57 blessées, dimanche, lorsqu'un bus de transport en commun s'est renversé sur une route du Bandundu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, selon un bilan officiel. Un correspondant de l'AFP arrivé sur les lieux a affirmé avoir vu des corps inertes par terre alors que d'autres étaient encore coincés sous le véhicule. Des dizaines des blessés se trouvaient également sur la chaussée et plusieurs d'entre eux saignaient abondamment, selon ce journaliste. Les blessés ont été évacués vers un hôpital public de Kikwit, grande ville située à 20 km du lieu du drame. Les accidents sur les routes congolaises sont souvent meurtriers. Vendredi, 11 personnes ont été tuées lorsqu'un camion de transport de marchandises s'est renversé sur une route du Kasaï, dans le centre du pays.
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L'ex-président géorgien Saakachvili rentre en Ukraine
L'ex-chef de l'État géorgien, Mikheïl Saakachvili, et des centaines de ses partisans ont pénétré de force dimanche en Ukraine, après avoir été repoussés par les gardes-frontières quelques heures plus tôt, a constaté un journaliste de l'AFP. M. Saakachvili a franchi la frontière polono-ukrainienne à Medyka. Il souhaite participer aux élections en Ukraine, y promouvoir des réformes et lutter contre la corruption. Il a déchu en juillet dernier de sa nationalité ukrainienne, acquise en 2015, par le gouvernement de Kiev avec qui ses relations s'étaient fortement dégradées. Après avoir dirigé la Géorgie pendant une décennie, M. Saakachvili, qui y avait été critiqué pour son style autoritaire et surtout pour la guerre désastreuse avec la Russie en 2008, avait acquis la citoyenneté ukrainienne en 2015 et été nommé gouverneur de la région ukrainienne d'Odessa. Ses relations avec le pouvoir à Kiev s'étaient détériorées après sa démission l'année suivante de ce poste qu'il avait expliquée par les difficultés rencontrées pour combattre la corruption. Accompagné de son épouse, de son fils de 11 ans et de l'ancienne première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, l'ancien chef de l'État réformateur, arrivé au pouvoir à Tbilissi dans la foulée de la Révolution de la Rose de 2003, a ensuite avancé à pied sur la route en territoire ukrainien à la tête d'une colonne de plus de 1000 de ses partisans. Puis il s'est engouffré dans une voiture en direction de la ville voisine de Lviv, où plusieurs centaines de personnes l'ont accueilli.