Les combats de samedi étaient les plus importants dans la région depuis le début du cessez-le-feu, conçu par la Russie et les États-Unis, qui est en vigueur depuis le 27 février.

Le cessez-le-feu en Syrie menacé par des combats à Alep

Le cessez-le-feu partiel en Syrie semble être menacé alors que des combats ont repris, samedi, près d'Alep et dans d'autres régions du nord du pays, entre les forces gouvernementales et les militants de l'opposition, dont des membres d'un groupe lié à Al-Qaïda, le Front al-Nosra.
Au moins 25 combattants gouvernementaux et 16 rebelles ont péri dans les affrontements au sud d'Alep, où le Front al-Nosra et les milices rebelles ont pris le contrôle d'une colline qui donne une vue sur une autoroute importante de la région, selon un groupe militant, l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
Les combats de samedi étaient les plus importants dans la région depuis le début du cessez-le-feu, conçu par la Russie et les États-Unis, qui est en vigueur depuis le 27 février.
Les violences dans le nord, en plus des frappes aériennes gouvernementales, ont tué plus de 30 civils cette semaine à Damas - ce qui avait considérablement compromis la trêve, qui était généralement respectée jusqu'ici.
L'avance des rebelles pourrait également encourager la Russie à s'impliquer davantage dans le conflit, après qu'elle eut diminué ses effectifs il y a trois semaines.
Le lieutenant-général russe Sergei Kuralenko, le chef du centre de coordination de l'armée russe en Syrie, dit avoir informé ses homologues américains des violations au cessez-le-feu.
Le Front al-Nosra a consolidé ses gains dans le village d'Al-Aïs, qui donne sur la route principale liant Alep à la capitale, Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
L'offensive coordonnée entre les rebelles et le Front al-Nosra fait suite à des semaines de frappes aériennes sur des zones contrôlées par l'opposition -et ce, malgré le cessez-le-feu. La trêve, la première depuis le début de la guerre civile en Syrie il y a cinq ans, n'inclut pas le Front al-Nosra et le groupe armé État islamique.
Les frappes gouvernementales ont également ciblé des places publiques à Maarat Al-Nouman, dans la province d'Idlib, où des résidants manifestaient contre la présence du Front al-Nosra dans la ville.