Le premier ministre Matteo Renzi a remis sa démission après la défaite humiliante de son référendum pour apporter des réformes à la constitution italienne.

Le budget adopté, le premier ministre italien confirme son départ

Le président du conseil italien, Matteo Renzi, a officiellement remis sa démission, mercredi soir, à la suite de sa cuisante défaite, dimanche, lors du référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par son gouvernement de centre gauche, en poste depuis près de trois ans.
Le président de la République, Sergio Mattarella, a demandé à M. Renzi d'assurer l'intérim à la présidence du conseil jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement soit en place.
Un adjoint de la présidence, Ugo Zampetti, a indiqué aux journalistes que M. Mattarella entreprendra des consultations jeudi avec les chefs des différents partis à la chambre basse dans le but de mesurer les chances pour la formation d'un nouveau gouvernement.
Si le président Mattarella arrivait à obtenir la formation d'une coalition, il n'aurait pas à déclencher des élections générales avant la date prévue de 2018. Or, les dirigeants politiques de toutes les factions souhaitent des élections anticipées.
Matteo Renzi voulait démissionner dès lundi, au lendemain du référendum, mais le président Mattarella lui avait demandé de rester en poste jusqu'à ce que le Parlement procède à l'adoption finale de la loi de mise en oeuvre du budget 2017.
Les sénateurs italiens se sont empressés, mercredi, d'adopter le budget, qui a été soumis à un vote de confiance pour accélérer le processus. Au final, 173 sénateurs ont voté pour son adoption, tandis que 108 ont voté contre. M. Renzi s'est ensuite rendu au palais du Quirinal pour remettre sa démission au président italien.
Le premier ministre Renzi avait surestimé ses appuis en vue du référendum du 4 décembre, qui visait à réduire les pouvoirs du Sénat et à centraliser le pouvoir à Rome. Ces changements étaient selon lui nécessaires pour éviter les impasses administratives responsables des problèmes économiques du pays.
Depuis que son gouvernement a accédé au pouvoir en février 2014, Matteo Renzi a adopté d'importantes réformes visant à moderniser l'administration italienne et revigorer son économie sclérosée.