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Le pape François a célébré dimanche une messe en l’honneur de la Birmanie, réitérant ses appels à la paix et à la fin de la violence au quatrième mois de la répression sanglante de la junte contre les civils.
Le pape François a célébré dimanche une messe en l’honneur de la Birmanie, réitérant ses appels à la paix et à la fin de la violence au quatrième mois de la répression sanglante de la junte contre les civils.

L’Assemblée générale de l’ONU appelée à approuver mardi un embargo sur les armes au Myanmar

Agence France-Presse
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L’Assemblée générale de l’ONU est appelée mardi à approuver un projet de résolution non contraignante prévoyant «une suspension immédiate» du transfert d’armes au Myanmar (ex-Birmanie) et à ses dirigeants militaires, a-t-on appris dimanche aux Nations unies.

Initié par le Liechtenstein, avec le soutien notamment de l’Union européenne, du Royaume-Uni et des États-Unis, «le projet sera soumis à une réunion plénière en personne» à 14h (heure avancée de l’Est), a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’Organisation.

Selon des diplomates, une approbation par consensus n’est pas acquise, auquel cas l’Assemblée procéderait à un vote. Tout son enjeu sera alors d’engranger un maximum de soutiens parmi les 193 États membres de l’Assemblée générale.

En négociation depuis des semaines, le texte est coparrainé par 48 pays d’Europe, d’Amérique, d’Afrique, un seul pays, la Corée du Sud, représentant dans ce groupe l’Asie.

Non contraignant à la différence des résolutions du Conseil de sécurité, mais à forte portée politique, le texte prévoit «une suspension immédiate de la fourniture, de la vente ou du transfert direct et indirect de toutes les armes, munitions et autres équipements militaires à la Birmanie».

Il réclame aux autorités militaires birmanes qui ont pris le pouvoir le 1er février lors d’un coup d’État «de mettre fin à l’état d’urgence» et «de cesser immédiatement toute violence contre les manifestants pacifiques». Il leur demande aussi «de libérer immédiatement et sans condition» le président Win Myint et la dirigeante civile Aung San Suu Kyi, ainsi que toutes les personnes détenues arbitrairement.

Le projet demande également «à la Birmanie de mettre en œuvre sans tarder» le plan vers un retour à la démocratie élaboré par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), «de faciliter sans délai une visite de l’émissaire de l’ONU», interdite d’entrée dans le pays jusqu’à présent, et de permettre «un accès humanitaire sûr et sans entrave».

La demande d’un embargo sur les armes est un souhait ancien de plusieurs dizaines d’ONG. Au Conseil de sécurité, qui a adopté à l’unanimité depuis février quatre déclarations sur le Myanmar, chaque fois édulcorées par notamment la Chine, l’idée d’adopter une telle mesure, qui entraînerait probablement un veto de Pékin, n’a jamais été avancée.

Le pape appelle à la paix

Le pape François a célébré dimanche une messe en l’honneur du Myanmar, réitérant ses appels à la paix et à la fin de la violence au quatrième mois de la répression sanglante de la junte contre les civils.

La messe dans la basilique Saint-Pierre au Vatican intervient après plusieurs appels à la paix lancés au cours des derniers mois par François, qui s’était rendu au Myanmar en novembre 2017, ce voyage étant la première visite papale dans une nation à majorité bouddhiste.

Dans son homélie, le pontife argentin a évité de dénoncer ouvertement le régime militaire birman qui a renversé le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi le 1er février, appelant plutôt les fidèles à être «fermes dans la vérité», les exhortant à ne pas perdre espoir.

«Chers frères et sœurs, en ces jours où votre pays bien-aimé, la Birmanie, connaît la violence, le conflit et la répression, demandons-nous: qu’est-ce que nous sommes appelés à garder? En premier lieu, à garder la foi», a-t-il déclaré.

François a lancé un appel à l’unité, qualifiant la division entre les communautés et les peuples de «maladie mortelle». «Je sais que certaines situations politiques et sociales sont plus grandes que nous. Pourtant, l’engagement pour la paix et la fraternité vient toujours d’en bas: chaque personne, dans les petites choses, peut jouer son rôle.»

«Au milieu de la guerre, de la violence et de la haine, la fidélité à l’Évangile et le fait d’être des artisans de paix demandent un engagement, également à travers des choix sociaux et politiques, même au risque de notre vie», a-t-il ajouté.