Ahmed Mohamed montre aux journalistes l'horloge de sa fabrication, qui avait été prise pour une bombe.

L'ado arrêté pour une horloge poursuit son école

La famille de l'adolescent arrêté l'an dernier après avoir apporté à son collège une horloge de sa fabrication, qui avait été prise pour une bombe, a lancé lundi des poursuites contre l'établissement pour violation de ses droits civils.
Ahmed Mohamed, alors âgé de 14 ans, avait été menotté et brièvement détenu en septembre pour avoir amené à l'école l'un de ses bricolages : une horloge composée d'un écran numérique et d'un circuit électronique - fabriquée pour impressionner son professeur de technologies - qu'un enseignant, puis la police, avait prise pour une bombe. L'affaire avait pris une dimension nationale et l'élève avait reçu une vague de soutien, dont celui du président Barack Obama.
Il avait été extirpé de sa classe et arrêté par la police qui avait par la suite évoqué une «fausse bombe», alors qu'il avait été établi qu'il s'agissait d'une horloge. Sa soeur avait publié sur Twitter une photo le montrant menotté, portant un t-shirt arborant le logo de la NASA. De plus, l'adolescent avait malgré tout été suspendu trois jours du lycée MacArthur d'Irving, près de Dallas.
«Il s'agit là de violations de ses droits civils», a affirmé Susan Hutchison, avocate de l'adolescent, lors d'une conférence de presse pour annoncer le lancement des poursuites. «La seule justice que nous ayons dans notre système légal aux États-Unis, c'est celle de l'argent. Donc nous lançons des poursuites pour obtenir justice», a-t-elle ajouté.
Selon elle, la famille Mohamed n'a reçu aucune excuse et sa demande de réparation de 15 millions $, adressée à l'école et à la Municipalité, a été rejetée. La plainte déposée lundi ne mentionne aucun montant.